Actualités of Tuesday, 14 April 2026

Source: www.camerounweb.com

REVELATION: voici le plan secret de Paul Biya pour le Vice-Président

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Selon les informations exclusives de Jeune Afrique, la création d'un poste de vice-président nommé rappelle le mécanisme qui avait permis à Paul Biya d'accéder au pouvoir en 1982. Un « dauphin constitutionnel transpartisan » pourrait ainsi être désigné, sans passer par les instances du RDPC ni par une élection présidentielle.*

En instaurant un poste de vice-président nommé qui peut achever le mandat du président en cas de vacance, Paul Biya a-t-il simplement répété le scénario qui lui avait permis d'accéder au pouvoir en 1982 ? Jeune Afrique révèle que plusieurs observateurs politiques voient dans cette réforme un retour aux sources. À l'époque, Paul Biya était le dauphin constitutionnel d'Ahmadou Ahidjo, désigné pour lui succéder sans passer par une élection. Aujourd'hui, le chef de l'État semble vouloir reproduire ce même schéma.

Selon Jeune Afrique, ce mécanisme éloigne définitivement l'hypothèse d'un dauphin choisi au sein du RDPC lors d'un congrès. L'ancien scénario, qui prévoyait l'élection d'un numéro deux du parti qui aurait ensuite été le candidat naturel à la présidentielle, est désormais caduque. Désormais, le successeur potentiel n'aura pas à affronter les électeurs ni à se soumettre aux instances du parti. Il sera simplement nommé par Paul Biya.

Cette configuration avantage certains prétendants au détriment d'autres. Jeune Afrique note que des figures comme Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence, ou Franck Biya, fils du chef de l'État, se retrouvent soudainement en bonne position. Contrairement aux caciques du RDPC qui ont bâti leur légitimité sur leur ancrage partisan, ces deux profils plus « transpartisans » pourraient incarner cette figure de dauphin « au-dessus des partis » que certains observateurs appellent de leurs vœux.

Pour l'instant, Paul Biya garde le silence sur l'identité de son futur vice-président. Jeune Afrique rapporte que les paris sont ouverts à Yaoundé, mais que le chef de l'État a toujours su créer la surprise. « On se rapproche du scénario de 1982, lorsque Paul Biya avait été désigné. On avait alors un dauphin constitutionnel présenté comme quelqu'un de transpartisan, pour se construire une figure nationale », confie un observateur politique à Jeune Afrique. Une stratégie qui lui avait réussi. Rien ne dit qu'il ne cherche pas à la reproduire.

Une certitude : le RDPC, grand perdant de cette réforme, n'aura pas son mot à dire dans ce processus. Jeune Afrique souligne que Paul Biya semble avoir définitivement pris ses distances avec la machine politique qu'il a pourtant créée il y a quarante ans. Le parti, qui n'a pas tenu de congrès depuis quinze ans, apparaît comme une coquille vide, incapable d'influencer la désignation du prochain homme fort du Cameroun. Le dauphin sera choisi seul, par le président, dans le secret du palais d'Etoudi.