Actualités of Sunday, 26 July 2026

Source: www.camerounweb.com

REVELATION voici la preuve que Paul Biya est très souffrant

Paul Biya Paul Biya

Invité de l'émission Canal Presse sur Canal 2 International, l'analyste politique Stéphane Menouga a livré une analyse sans concession de l'absence prolongée du président Paul Biya, qui a quitté le Cameroun le 7 juin 2026 pour un « court séjour privé » en Suisse. Quarante-neuf jours plus tard, il dénonce un « système monocratique » où tout se résume à Paul Biya, et où l'absence du chef de l'État donne l'impression que l'État n'existe plus.

« Un court séjour privé n'excède pas trois semaines »
Stéphane Menouga a d'abord rappelé les règles élémentaires de la communication politique : « Un court séjour privé n'excède pas trois semaines. Là, on est dans un long séjour privé. Quand vous essayez de questionner ça dans tous les sens, vous comprenez qu'on est dans un État qui n'a pas de sens. »

Il a également ironisé sur la défense des militants du RDPC : « Supposons même que Paul Biya soit en bonne santé. Cela voudrait dire que c'est comme un chef de famille qui n'est pas malade, mais qui va habiter chez le voisin pendant 50 jours. »

« Un système monocratique où tout se résume à Paul Biya »
L'analyste a dressé un constat implacable sur la concentration des pouvoirs autour de la personne du chef de l'État : « On est au Cameroun dans un système monocratique où tout se résume à Paul Biya, qui est le président de la République. C'est lui qui est le président du Conseil de la magistrature. C'est lui le vrai délégué général à la Sûreté nationale. Martin Mbarga Nguele n'est que délégué. Il est le vrai président de la Conac, selon les textes de 2006. Il est le vrai ministre des Marchés publics au Cameroun. »

Une concentration des pouvoirs qui rend l'absence du président particulièrement problématique : « Son absence donne l'impression que le Cameroun fonctionne, mais on en a juste l'impression. Quand vous faites 45 jours sans voir votre président, vous avez l'impression que l'État n'existe pas. »

Une absence qui interroge sur la vacance du pouvoir
Ces déclarations interviennent alors que le président Paul Biya, âgé de 93 ans, est en Suisse depuis 49 jours pour ce qui était présenté comme un « court séjour privé ». Le gouvernement a démenti toute hospitalisation, mais le séjour s'est prolongé bien au-delà des délais annoncés, sans qu'aucune image récente ni déclaration officielle ne soient communiquées.

L'analyse de Stéphane Menouga met en lumière une contradiction fondamentale : dans un système où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du président, son absence prolongée crée un vide institutionnel que ni le Premier ministre ni les autres autorités ne peuvent combler. « On en a juste l'impression » que l'État fonctionne, conclut-il.