« Des efforts soutenus doivent encore être engagés sans délai, pour améliorer, de manière significative, vos conditions de vie. C'est ce à quoi s'attèlera en priorité, le Gouvernement que je mettrai en place dans les prochains jours. ». C’est ce passage du discours de fin d’année, prononcé par le président Paul Biya, qui sonne le glas de l’actuelle équipe gouvernementale avec à sa tête Joseph Dion Ngute.
En effet, attendu depuis la prestation de serment du locataire du palais d’Étoudi après la proclamation des résultats de la présidentielle d’octobre 2025, l’annonce de la composition du nouveau gouvernement n’est qu’une question d’heure.
D’ailleurs les signes avant-coureurs se font déjà remarqués. Selon nos confrères de « Week Infos » dans les ministères, la journée de mercredi 31 décembre dernier a été assez particulière. " Il y'avait une ambiance de séparation avec le patron...", aurait confié un Directeur au ministère du Commerce.
À cela s’ajoute les images de la célébration de la fête du nouvel an à Étoudi, sur lesquelles on peut apercevoir un Paul Biya entouré de ses proches dans un « forêt » de parapheurs. Ces images sont publiées pour informer les Camerounais de l’imminence de la sortie du gouvernement.
Il faut aussi rappeler la sortie sur le terrain, ces derniers jours, de certains membres du gouvernement critiqués pour leur inaction tout au long du dernier mandat du président Paul Biya.
Tout porte à croire que les Camerounais assisteront, dans les prochaines heures, de la publication de la composition du nouveau gouvernement.
Pour l’heure, les réseaux s’affrontent au tour de Paul Biya pour le maintien, le départ ou encore l’arrivée de leur protégés.
Panique à Etoudi : Liste des ministres qui vont quitter le gouvernement
Le remaniement ministériel annoncé depuis la prestation de serment de Paul Biya et qui tarde toujours à venir suscite des commentaires par rapport le profil de certains de ces actuels ministres dont qui brillent par leur absence ou leur manque d’efficacité dans la gestion des affaires du pays.
En effet, dans l'actuel gouvernement, comme l’évoquent nos confrères de la Page « Week-infos », plusieurs ministres passeraient inconnus. Et l'on comprend mieux cette déclaration de Paul Biya selon laquelle certains ministres sont justes des fonctionnaires à qui on a donné un titre. À la réalité, ces membres du gouvernement sont rares sur le terrain, invisible dans l'action. Mieux, on cherche en vain leurs actions. Qui sont-ils ?
1- Existe-t-il un ministre des affaires sociales (MINAS) au regard de la situation catastrophique des personnes vulnérables dans la société camerounaise? L'image des enfants drogués de la rue à Yaoundé, Douala, Garoua et autres interpellent. Les malades mentaux sont abandonnés à leur triste sort.
2- Il ne se passe une semaine sans que le cas d'une femme morte, tuée par son mari ou son compagnon ne soit d'actualité. Face aux actes de féminicides décriés depuis quelques mois dans la société camerounaise, ou est donc passé le ministre de la Condition féminine (MINPROF) ? Les organisations de défense des droits de la femme se battent comme elles peuvent pour limiter la casse.
3- Le tourisme qui développe plusieurs pays est mort au Cameroun depuis plusieurs années. Si le Cameroun n'est plus une destination touristique, la faute au ministre du Tourisme et des Loisirs, (MINTOUL) impassible devant la baisse continue du taux de fréquentation de nos sites touristiques. L'homme politique à la tête de ce ministère préfère mieux son UNDP que son secteur ministériel.
4- Après plus d'une vingtaine d'années à la tête du Ministère de la Recherche Scientifique (MINRESI), on cherche en vain une découverte qui a changé le quotidien des camerounais. Des chercheurs qui s'en vont ou réduits au chômage.
5- Les produits sylvicoles et ligneux continuent de prendre la voie de l'étranger, au nez et à la barbe des agents des eaux et forêts. Ici une niche d'enrichissement a été trouvée dans la saisie et la vente aux enchères des billes de bois et autres viande de brousse. Pendant ce temps, le patron de ce département ministériel s'offre en spectacle en passant les troupes en revue tel un chef d'Etat. Sur nos axes routiers, des billes de bois sortent de nos forêts. Les recettes vont dans les poches des opérateurs économiques véreux. Et quid de l'environnement ? Une catastrophe.
6- La pollution de l'air est une réalité à Yaoundé Douala et autres villes. Les montagnes d'ordures ornent les principaux carrefours. Pourtant à la tête du Ministère de l'Environnement (MINEPDED) trône depuis plus de 20 ans un certain Hele Pierre. Que fait-il concrètement ?
WEEK INFOS précise dans sa sortie que plusieurs titulaires de ces ministres "inutiles" seront mis de côté, et remplacés par des compétences avérées.









