Politique of Tuesday, 7 April 2026

Source: www.camerounweb.com

Révision constitutionnelle : Guerre autour des 500 millions FCFA de Paul Biya

C'est la guerre ouverte dans les rangs de ces universitaires faussaires C'est la guerre ouverte dans les rangs de ces universitaires faussaires

En plein processus de nomination du vice-président du Cameroun, un gros scandale financier secoue la République. Il s’agit de certains responsables politiques et universitaires accusés d’avoir participé à une opération de corruption liée à la révision constitutionnelle ayant instauré le poste de vice-président. Selon ces allégations, relayées par le lanceur d’alerte Paul Chouta, une somme de 500 millions de francs CFA aurait été mobilisée pour influencer des universitaires. Une partie importante de cette somme d’argent aurait été détournée à différents niveaux, ne laissant qu’une faible somme effectivement distribuée aux bénéficiaires. Cette situation aurait provoqué des tensions et des accusations mutuelles entre les personnes impliquées. Actuellement un climat de rivalités et de règlements de comptes règne entre acteurs politiques et universitaires, révélant des divisions internes et des conflits d’intérêts autour de cette affaire.



Révision constitutionnelle : le partage scandaleux des 500 millions de la corruption

Comme à son habitude, le pouvoir a fait décaisser, par l'entremise du Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR), Ferdinand Ngoh Ngoh, la rondelette somme d'un demi-milliard de francs CFA. Ce montant était destiné à acheter des universitaires et intellectuels « organiques » — véritables faussaires, notamment des enseignants de droit — recrutés pour la forfaiture constitutionnelle ayant accouché du poste de vice-président de la République, cet "OVNI" politique.

Sur cet argent décaissé par Ferdinand Ngoh Ngoh, seuls 250 millions ont été remis à son complice, le Pr Magloire Ondoa, recteur de l’université de Douala, chargé de rétribuer les universitaires « fossoyeurs de la démocratie » pour leur basse besogne.

Un détournement en cascade

Autrement dit, tel un chef de gang, Ferdinand Ngoh Ngoh a « coupé » la moitié du magot, ne remettant que 250 millions à son bras droit opérationnel. Le Pr Magloire Ondoa, ce grand professeur de droit constitutionnel resté tristement célèbre pour avoir défendu la thèse — juridiquement absurde — selon laquelle le mandat impératif ne serait pas nul, a suivi l'exemple de son mentor.

À la manière de la mafia, le recteur (aux dossiers pourtant nombreux au TCS) a, à son tour, prélevé 210 millions de francs CFA, ne distribuant que les 40 millions restants à une poignée d'universitaires. Parmi eux figurent notamment : Bernard Nguimdo, Patrick Abane Engolo, Nadine Machikou, Ngando Mpondo, Jean Louis Atangana Amougou et Marcelin Nguélé Abada.

La trahison révélée

Le pot aux roses a été découvert lorsque ces membres du « gang des universitaires » ont été informés par l'ennemi intime du SGPR, le Pr Luc Sindjoun. Ce dernier leur a révélé que la présidence avait débloqué 500 millions pour leur corruption. En apprenant que Ferdinand Ngoh Ngoh s’était taillé la part du lion (250 millions) et que le recteur Magloire Ondoa s'était mis de côté 210 millions pour ne leur laisser que des miettes, les bénéficiaires lésés ont décidé de tout balancer.

Désormais, ils crient sur tous les toits avoir été arnaqués par le duo Ngoh Ngoh - Ondoa.

Règlements de comptes au sommet

C’est pour se venger du mépris que lui affiche le SGPR que le Conseiller Spécial, le Pr Luc Sindjoun, a vendu la mèche. Ce dernier, qui avait pourtant veillé à ce que Nadine Machikou fasse partie du groupe de travail, a pris un malin plaisir à informer les autres membres du gang de la « terrible feinte » de son rival.

Dans ce vacarme entre universitaires aux méthodes de voyous, Ferdinand Ngoh Ngoh a découvert qu'il n'était pas le seul à être "malin". Alors qu’il pensait avoir roulé son complice Magloire Ondoa, il a appris que ce dernier l’avait à son tour doublé en sécurisant 210 millions avant le partage. Plus grave encore : lors de la distribution des 40 millions restants, le « Grand Prof » a revendiqué sa préséance de recteur et ses liens privilégiés avec la présidence pour s'octroyer un bonus supplémentaire.

Aujourd'hui, c'est la guerre ouverte dans les rangs de ces universitaires faussaires.

Paul Chouta