Actualités of Friday, 16 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Révélations explosives : voici le nom du collaborateur de Paul Biya qui a ordonné l'arrestation d'Amougou Belinga

Selon des informations exclusives, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, qui n'était plus en charge de l'enquête au moment des faits, aurait confié que l'ordre d'arrêter Jean-Pierre Amougou Belinga lui avait été donné par le vice-amiral Joseph Fouda. Une révélation qui, si elle se confirme, éclaire d'un jour nouveau les conditions de l'interpellation de l'homme d'affaires en février 2023.

C'est une information qui ajoute une nouvelle pièce au puzzle de l'affaire Martinez Zogo. Selon des sources concordantes, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait aurait affirmé que l'ordre d'arrêter Jean-Pierre Amougou Belinga, le patron du groupe L'Anecdote, lui avait été transmis par le vice-amiral Joseph Fouda.


Une précision importante accompagne cette révélation : au moment des faits, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga n'était plus directement en charge de l'enquête. Il se trouvait en stage. Cette situation soulève une question : comment un officier écarté de la procédure a-t-il pu recevoir et exécuter un ordre d'arrestation dans une affaire de cette ampleur ?

Pour mémoire, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait avait été, en janvier 2023, le commandant du Groupement territorial de Gendarmerie du Mfoundi. C'est à lui que le sous-lieutenant Legrand Ngamby avait rapporté les messages échangés entre Justin Danwe et ses hommes, évoquant une « correction » à infliger à Martinez Zogo. Cette alerte avait déclenché la vague d'interpellations.

Mais selon ses propres déclarations, il aurait ensuite été écarté de la commission d'enquête mixte après avoir demandé aux opérateurs de téléphonie mobile d'établir l'origine de la coupure d'Internet survenue pendant l'opération du commando de la DGRE.


Le nom du vice-amiral Joseph Fouda, conseiller spécial du président Paul Biya, revient régulièrement dans les zones d'ombre de ce dossier. Il est déjà cité dans l'affaire dite du « faux contre-amiral » et dans les rivalités entre clans au sommet de l'appareil sécuritaire.

Si l'information selon laquelle il aurait ordonné l'arrestation d'Amougou Belinga est confirmée, elle poserait une question fondamentale : pour quelle raison le conseiller spécial du chef de l'État est-il intervenu dans une enquête criminelle relevant de la gendarmerie et de la justice ? Et sur quelle base légale ?


Cette révélation intervient alors que le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait a créé la stupeur, le 13 octobre 2026, en faisant irruption dans la salle d'audience du Tribunal militaire de Yaoundé. Tremblant de peur, il avait affirmé détenir les preuves relatives à l'assassinat de Martinez Zogo et à ses véritables commanditaires, se déclarant menacé de mort.

Selon des informations exclusives, il aurait également adressé une lettre au ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, dans laquelle il affirme avoir été victime d'une tentative d'assassinat le 19 août 2026 à Ebolowa, commanditée depuis sa prison par l'un des accusés.


Pour l'heure, ni le vice-amiral Joseph Fouda ni le Tribunal militaire de Yaoundé n'ont réagi à ces informations. Une chose est certaine : dans cette affaire, chaque révélation, aussi explosive soit-elle, pose de nouvelles questions sur les conditions dans lesquelles l'enquête sur l'assassinat de Martinez Zogo a été conduite, et sur les influences qui ont pesé sur son cours.