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Actualités of Thursday, 21 October 2021

Source: www.camerounweb.com

Résultats du concours d’entrée à l’ENS de Yaoundé 2nd cycle – 2021/2022

Jacques Fame Ndongo a rendu publics les résultats Jacques Fame Ndongo a rendu publics les résultats

• Les résultats concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieur de l’Université de Yaoundé 2nd cycle ont été publiés

• L'intégralité des résultats

• Maroua: deux étudiants de l’ENS menacent de traîner en justice leurs enseignants


Suite au concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieur de l’Université de Yaoundé 2nd cycle, pour le compte de l’année académique 2021/2022, le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo a rendu publics les résultats.

La rédaction de CamerounWeb vous propose ci-dessous l'intégralité des résultats



Maroua: deux étudiants de l’ENS menacent de traîner en justice leurs enseignants

Ils exigent les preuves du plagiat dont ils sont accusés par le jury de soutenance de leur mémoire depuis le 15 juin dernier.

Accusés de plagiat par le jury de leur soutenance de leur mémoire de DIPES II intitulé «Altérité et éthique : une lecture de Totalité et Infini d’Emmanuel Lévinas», Michel Dougdje et Fidèle Wanla, étudiants au département de philosophie de l’école normale supérieure de l’université de Maroua ne décolèrent pas.

En effet, le 15 juin 2021, le jury présidé par le Pr Charles Ossah Eboto, assisté de Dr Pierre Tchimabi comme examinateur et du Pr Gaston Guillaume Nguemba, comme rapporteur rejettent leur mémoire, à l’unanimité, lors de la soutenance.

Par la voix du président, le jury reproche entre autres aux deux candidats de s’être appropriés les analyses des auteurs sans les citer. «Vous avez travaillé sur soi-même comme un autre, mais ce qui me frappe, c’est que vous vous comportez comme si c’était vous-mêmes qui faites des analyses sur sol-même comme un autre, alors que vous vous inspirez des auteurs.

Et vous n’avez même pas signalé quels sont ces auteurs. Vous devez être honnêtes. Et dans la deuxième partie de votre travail, généralement vous prenez des auteurs et vous signalez voilà ce que tel pense du travail de l’auteur, et voilà ce que tel autre en pense.

Mais j’avais l’impression d’avoir affaire à de vieux professeurs, des gens qui enseignaient la philo depuis plus de 30 ans. Ce n’est pas honnête ce que vous avez fait. Avec ce que vous avez fait, vous n’avez pas travaillé ; vous avez juste perdu votre temps,» a indiqué le Pr Charles Ossah Eboto. Qui enjoint par la suite les deux de reprendre le travail. «Ce que nous allons faire, nous vous demandons d’aller retravailler. Je suis déçu, mes collègues sont déçus parce que nous condamnons tous l’échec,» conclut-il.

Pour leur défense, les deux candidats décident de soumettre leur travail au logiciel antiplagiat. Le résultat du logiciel SCRIBBR revèle 26% de similarités, dont 20% de citations correctement mises entre guillemets selon le canevas de rédaction des mémoires, 3% d’expressions couramment utilisées, et 3% des propos dont les citations les ont échappées et sur lesquelles les règles d’écriture bibliographique ont été mal appliquées.

Ce qui leur permet parvenir à la conclusion «que si l’on discrimine les 20% des citations bien écrites et les 3% des expressions courantes, nous ne sommes qu’à 3% de plagiat dans un document de 53.133 mots,» indiquent-ils. Sur la base de ce résultat, le directeur de l’ENS est saisi le 17 juin en vue de réexaminer «leur mémoire» en promettant au passage de corriger les 3% de passages mal ou non référencés dans le texte.

Seulement, cette correspondance,ne fera pas avancer leur cause. Puisque dans sa réponse datée du 02 juillet, le Pr Clément Dili Palaï, directeur de CENS de Maroua regrette de devoir annoncer aux candidats recalés que «le jury est souverain et que l’ENS est solidaire de la décision du jury et de celle du Département. Vous êtes tenu de vous conformer sans condition aux recommandations du jury contenues dans le procès-verbal de soutenance.»

Le 06 juillet, conformément aux instructions du directeur, un autre thème sur «les fondements de l’éthique chez Aristote : la question du bonheur» leur a été communiqué avec autorisation de rédiger. Alors qu’ils s’étaient résolus à travailler sur un nouveau thème, contre toute attente, d’autres blocages subsistent se plaignent-ils.

«À notre surprise, nous rencontrons un nouveau blocage. Notre problématique est rejetée et toute proposition d’une autre problématique venant de nous est également rejetée. Malgré nos sollicitations pour régler cette question de rejet de notre problématique, nous ne recevons aucune orientation.

Pis, nous étions menacés d’un possible rejet de notre nouveau mémoire par notre encadreur, qui nous reprochait le fait d’avoir soumis notre premier mémoire à un logiciel anti-plagiat. Le 23 juillet 2021, nous sommes de: nouveau allés rencontrer notre encadreur avec une nouvelle problématique.

Ce jour-là, et sans aucune remarque sur notre mémoire, il nous l’a remis, nous demandant de. tout refaire. Nous sommes sortis de son bureau désemparés et. inquiets, sentant la fin de l’année académique 2020-. 2021 sonner le glas de notre formation à l’Ecole Normale Supérieure de l’Université de Maroua,» peut-on lire dans une correspondance adressée le 26 juillet dernier au recteur, le Pr Idrissou Alioum en vue d’un plaidoyer visant à sauver leur année académique 2020-2021.

En attendant la réaction du patron de l’institution, devant l’impasse, les deux plaignants ont décidé de saisir à nouveau le directeur de TENS le 6 août dernier pour demander les preuves du plagiat dont ils sont accusés.

Dans cette correspondance, ils dénoncent «la pédagogie de l’humiliation» dont certains enseignants sont adeptes et annoncent la saisine du Tribunal administratif de Maroua si jamais, il refusait de leur fournir les preuves du plagiat dont ils sont accusés. L’arbitrage du recteur est vivement attendu dans ce dossier qui fait d’ailleurs des gorges chaudes au département de philosophie de l’ENS de Maroua.

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