Actualités of Thursday, 10 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Darren Lambo Ebelle, dans une opinion publiée, adresse une réponse aux attaques du Dr Gaston Ndock Ndock, chargé de cours de géographie à l'École normale supérieure (ENS) de Yaoundé.
Je ne juge pas l'homme, je dissèque son discours afin que la conclusion s'impose d'elle-même. La présente analyse s'inscrit dans le champ de la philologie et de l'analyse du discours. Elle mobilise une grille d'analyse à quatre niveaux : lexical, syntaxique, rhétorique et éthique.
L'objectif n'est pas de vérifier la véracité des faits allégués, mais d'interroger la manière dont le discours est construit, les registres de langue mobilisés et la posture énonciative de son auteur. Il s'agit d'une approche descriptive et critique qui permet de révéler, au-delà des mots, les carences cognitives, pédagogiques, didactiques et scientifiques d'un discours produit en milieu universitaire.
La veille de mon passage sur Canal 2 International, dans le cadre de l'émission L'Arène dont l'invité était le Pr Maurice Aurélien SOSSO, Recteur Émérite de l'Université de Yaoundé I, j'ai fait l'objet d'une attaque du Dr Gaston Ndock Ndock, chargé de cours à l'École normale supérieure de Yaoundé. Non seulement m'a-t-il confondu avec le contradicteur de l'invité, mais il a allégué entre autres, que j'aurais bénéficié du soutien de l'ancien Recteur pour mon entrée à l'ENS de Yaoundé.
Et si c'était le cas, il faudrait honnêtement reconnaître la clairvoyance et le jugement éclairé du Recteur Maurice Aurélien Sosso à jauger une compétence. Mais, comme le dit l'écrivain français Marcel Pagnol dans son roman "La Gloire de mon père", " il est malaisé de parler de soi en bien...", je n'en dirai pas plus sur moi-même.
Je vais plutôt m'évertuer à psychanalyser le discours ordurier d'un universitaire sur les réseaux sociaux, après le passage du Recteur Émérite Maurice Aurélien Sosso sur les antennes de la chaîne verte.
C'est dans cette perspective que nous sommes en présence d'un sujet qui, par ses écrits, s'avère indigne d'exercer dans une école d'élite chargée de former les formateurs, c'est-à-dire les professeurs, les éducateurs, les fonctionnaires de la catégorie A, A1 et A2, de la Fonction publique camerounaise.
La question qui se pose alors est d'ordre didactico-pédagogique : que ressentent les élèves-professeurs de l'École normale supérieure de Yaoundé à la lecture d'un tel discours produit par l'un de leurs enseignants ? À cet enseignant qui a cru devoir s'attaquer à ma personne, par préjugé et sur la base d'allégations non fondées, je choisis de répondre sur le terrain qui nous est commun : celui de la science et celui de la relation enseignement-apprentissage.
C'est pourquoi je me propose de démontrer, dans les lignes qui suivent, l'inaptitude et l'imposture qui sont les siennes à enseigner à l'École normale supérieure de Yaoundé. Cette démonstration sera conduite sur quatre plans indissociables de l'acte d'enseigner. Sur le plan cognitif : par l'incapacité à gérer la charge émotionnelle et à mobiliser des opérations de haut niveau comme la conceptualisation, la nuance et l'argumentation rationnelle. Le discours relève du registre pulsionnel et non du registre réflexif.
Sur le plan pédagogique : par la rupture du contrat didactique et de la posture d'éducateur-modèle. L'enseignant est un modèle langagier et éthique. L'usage d'un lexique trivial et injurieux détruit son ethos et invalide son autorité pédagogique.
Sur le plan didactique : par l'échec total de la transposition didactique et de la maîtrise des registres de langue. L'universitaire doit être capable de passer du registre courant au registre soutenu. Ici, on assiste à une contamination volontaire du discours savant par le registre ordurier, ce qui témoigne d'une incompétence langagière fondamentale.
Sur le plan scientifique : par le recours systématique au sophisme ad personam et à l'attaque ad hominem, au détriment de l'administration de la preuve et de la discussion critique des faits.
Nous sommes donc face à un cas d'école de dérapage de registre chez un universitaire, révélateur de carences lourdes qui interrogent sa légitimité à former de futurs enseignants (…).