Actualités of Tuesday, 9 June 2026
Source: www.camerounweb.com
La plupart des cas de violences, explique le journal L’Indépendant dans sa parution n°1037, ont eu lieu tantôt en milieu familial par des personnes proches des victimes, tantôt au sein des institutions sociales ayant vocation à encadrer ou à protéger la petite enfance.
La nature des actes perpétrés, poursuit le média, que les circonstances de leur survenance, revêtent un réel caractère de gravité et appellent par conséquent une action collective, urgente et forte.
À cet égard, le gouvernement, en ce qui le concerne, assure à travers le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et celui des Affaires sociales, la prise en charge des violences basées sur le genre, qui s’inscrit dans un processus visant à protéger et à apporter un accompagnement spécifique aux victimes, et le cas échéant, à leurs ayants-droits, tout en mettant en mouvement les mécanismes de prévention et de sanction des auteurs desdites violences.
Selon René Emmanuel Sadi, le Mincom, « cette prise en charge obéit à un système de référencement mis en place dans les plateformes régionales de lutte contre les violences basées sur le genre, impliquant tous les acteurs gouvernementaux intervenant en matière sociale, sanitaire, judiciaire et sécuritaire, ainsi que les collectivités territoriales décentralisées, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile et les communautés ».
Cette approche de soutien aux victimes comporte une dimension psychologique et sociale, à travers une écoute active, un accompagnement psychosocial, un suivi approprié et leur placement dans des espaces dédiés encore appelés « espaces sûrs », qui offrent un abri temporaire aux victimes. À ce jour, il existe environ une centaine d’abris temporaires de ce genre, à travers l’ensemble du territoire national.
À cela, il faut ajouter les mesures de suivi médical, qui consistent à prodiguer des soins d’urgence aux victimes survivantes. Par ailleurs, les victimes ou leurs ayants-droits bénéficient d’une assistance judiciaire et sécuritaire, soit pour le dépôt des plaintes, ou pour le suivi des procédures y afférentes.
Au plan économique, l’État intervient également pour assurer la réinsertion socioéconomique des personnes survivantes, à travers l’octroi de formations adaptées, ayant pour but la création d’activités génératrices de revenus.