Invité de l'émission Dash Talk sur Dash Media, Simon-Pierre Mahend Essome a livré une analyse critique du système de lutte contre la corruption au Cameroun. Selon lui, les condamnations pour détournement de fonds publics n'empêchent pas toujours les personnes incarcérées de conserver leurs biens mal acquis, ce qui réduit l'effet dissuasif des peines prononcées.
L'information : Sur le plateau de Dash Talk, l'analyste Simon-Pierre Mahend Essome s'est interrogé sur l'efficacité des sanctions pénales contre la corruption. « Nous sommes dans un contexte où, lorsque quelqu'un a volé et qu'il est en prison, quand vous le voyez au tribunal lors de son audience, vous vous demandez si c'est lui qui est en prison », a-t-il déclaré.
Des biens souvent préservés : Selon lui, le problème majeur réside dans le maintien des avoirs des personnes condamnées. « Pendant ce temps, l'argent est encore logé dans ses comptes privés. Donc, sa famille ne peut que se réjouir », a-t-il regretté. Il a cité une déclaration qu'il attribue à une personne condamnée : « Je préfère aller en prison au lieu que l'on récupère mon argent, parce qu'avec l'argent, ma famille continuera toujours de vivre. »
Des méthodes plus strictes à envisager : Face à ce constat, l'invité de Dash Media a plaidé pour un renforcement des outils juridiques. « Je crois qu'il faut adopter des méthodes draconiennes », a-t-il estimé. Selon lui, « ce n'est pas seulement le fait d'envoyer quelqu'un en prison » qui est dissuasif. Il faudrait, pense-t-il, que la justice s'attaque plus efficacement à la confiscation des biens mal acquis.
Un débat sur l'efficacité de la justice : Ces propos relancent le débat sur l'efficacité de la lutte contre la corruption au Cameroun. Si des condamnations sont régulièrement prononcées, la récupération des fonds détournés reste souvent difficile, ce qui limite l'impact des sanctions et nourrit un sentiment d'impunité dans l'opinion publique.









