Actualités of Thursday, 15 October 2026
Source: www.camerounweb.com
C’est le fait marquant de l’audience criminelle spéciale consacrée à l’affaire Martinez Zogo. Selon Jeune Afrique, le procès, initialement prévu le 6 octobre, s’est tenu les 12 et 13 octobre au tribunal militaire de Yaoundé, après un report dû à l’indisponibilité d’un témoin.
Le magazine rapporte que le nouveau commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel André Éric Atemengue Omgba, et les avocats des parties ont pu interroger le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, chef du service central de recherche judiciaire de la gendarmerie, qui avait participé aux travaux de la commission mixte d’enquête. Deux journées d’échanges denses, précise Jeune Afrique.
Mais l’essentiel s’est joué à la fin de la deuxième journée. Selon le magazine, le collège de juges venait d’annoncer la suspension du contre-interrogatoire de Dieudonné Bialo par Léopold Maxime Eko Eko, ancien patron de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), lorsque le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga s’est présenté à la barre.
Jeune Afrique relate qu’il a déclaré solennellement « subir des menaces sur sa vie » depuis plusieurs semaines, avoir « pris le risque » de s’exprimer publiquement, tout en réaffirmant sa disponibilité à témoigner. L’officier supérieur de gendarmerie a quitté la salle sans préciser l’origine ni la nature des menaces alléguées. D’après le magazine, le président du tribunal a simplement demandé au commissaire du gouvernement de prendre des mesures pour assurer la sécurité du témoin.