Actualités of Wednesday, 18 February 2026

Source: www.camerounweb.com

Port de Douala : Tawamba annonce le retour au calme — mais les entreprises lésées réclament leur dû

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La crise est terminée — officiellement. Le président du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM), Célestin Tawamba, a réuni ce mercredi 18 février 2026 autour d'une même table les principaux acteurs de la place portuaire de Douala : le Port Autonome de Douala (PAD), la Société Générale de Surveillance (SGS) et le Chef Secteur des Douanes du Littoral 1. Objectif : faire le point sur la crise du scanning des marchandises qui a paralysé et désorganisé le port, et valider les résolutions issues d'une première concertation tenue le 12 février. Le verdict du patron des patrons est sans ambiguïté : la normalisation est en marche.

La bonne nouvelle concrète, c'est la reprise des opérations de scanning des conteneurs par SGS depuis le 17 février 2026. Fin de la double facturation — ce scandale dans le scandale qui voyait les entreprises payer deux fois pour les mêmes prestations au cœur de la première économie du Cameroun. Le GECAM dit se «satisfaire» de cette embellie, saluant la mobilisation des parties prenantes qui a permis d'éviter que la crise ne s'installe durablement et n'étrangle davantage les opérateurs économiques.

Mais Tawamba ne lâche pas l'affaire pour autant. Le GECAM exige que les entreprises lésées soient remboursées des sommes indûment perçues pendant la période de crise — une ardoise dont le montant total n'a pas été rendu public mais qui s'annonce conséquente. Le patronat camerounais salue également les mesures prises pour accélérer la liquidation en douane et désengorger un port dont les embouteillages coûtent chaque jour des millions aux importateurs et exportateurs.

Un point de vigilance demeure cependant, et le GECAM l'a clairement inscrit dans ses résolutions : la question des flux non conteneurisés reste entière. Les surcoûts liés aux opérations de scanning sur ces marchandises risquent, à terme, de peser directement sur la compétitivité des entreprises camerounaises — et in fine sur le portefeuille des ménages. Célestin Tawamba l'a dit sans détour : la concertation doit continuer. La paix au port de Douala est retrouvée, mais elle reste fragile.