Actualités of Tuesday, 9 June 2026

Source: www.camerounweb.com

Plainte de Kamto contre Paul Biya: nouveau rebondissement

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Invité de l'émission Les Libres Penseurs sur Dash Media, Thierry Biassi a pris la défense du président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), le professeur Maurice Kamto, qui a récemment déposé une plainte auprès du Conseil constitutionnel. Selon lui, cette démarche est légitime et nécessaire face aux violations répétées de la loi fondamentale.


D'emblée, Thierry Biassi a rappelé le tempérament du professeur Maurice Kamto. « Le professeur Maurice Kamto est quelqu'un d'assez légaliste », a-t-il souligné. Dès lors, face à ce qu'il considère comme des entorses à la Constitution, le président du MRC ne pouvait rester inactif.

« Lorsque les lois de la république sont violées, je crois quand même qu'en tant que président d'un parti politique assez représenté comme le MRC, il est de bon ton que ça ne passe pas inaperçu, qu'il essaye d'attirer l'attention des uns et des autres », a-t-il expliqué.


Biassi a ensuite énuméré les griefs qui ont motivé le dépôt de la plainte. « Dans le cas précis que nous évoquons aujourd'hui, vous savez qu'il y a plusieurs dispositions de la loi fondamentale qui ont été violées depuis un certain temps », a-t-il affirmé.

Il cite notamment :

La prorogation du mandat des députés et des maires,

La nomination de certains membres du Conseil constitutionnel, qui interviendrait également en violation des textes.

C'est l'ensemble de ces irrégularités, selon Biassi, qui a conduit Maurice Kamto à saisir la haute juridiction.

« Cela m'a un peu fait rigoler »
L'invité des Libres Penseurs n'a pas caché son agacement face aux commentaires entendus dans certains médias. « J'ai suivi des gens sur certains médias qui sont allés jusqu'à dire : est-ce que la plainte du professeur Maurice Kamto va aboutir. Cela m'a un peu fait rigoler », a-t-il lâché.

Pour Thierry Biassi, cette question trahit une méconnaissance de l'objectif réel de la démarche. Il ne s'agirait pas nécessairement d'obtenir gain de cause, mais plutôt de poser un acte politique et juridique qui interpelle les institutions et l'opinion nationale sur les dérives constatées.

Une plainte qui relance le débat sur l'État de droit
Cette sortie médiatique intervient alors que le climat politique camerounais est marqué par des tensions récurrentes autour du respect des textes constitutionnels. La prorogation des mandats locaux et parlementaires, ainsi que la composition du Conseil constitutionnel, sont régulièrement pointées du doigt par l'opposition et certaines organisations de la société civile.

Que la plainte de Maurice Kamto aboutisse ou non, Thierry Biassi estime que le simple fait de l'avoir déposée constitue déjà une victoire : celle de rappeler aux pouvoirs publics qu'ils ne sont pas au-dessus des lois.