Actualités of Monday, 8 June 2026

Source: www.camerounweb.com

Phase critique: le Procès de Martinez Zogo va livrer ses vérité, Amougou Belinga dos au mur

L'avocat Calvin Djob était l'invité de l'émission Droit de Réponse sur Équinoxe TV ce week-end. Revenant sur le procès de l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, il a estimé que les débats sont entrés dans une « phase critique », notamment après la diffusion d'une vidéo qui a visiblement mis mal à l'aise les accusés.


Martinez Zogo, journaliste et fondateur de la radio Amplitude FM, a été enlevé le 17 janvier 2023 à Yaoundé avant d'être retrouvé mort, atrocement mutilé, deux jours plus tard. Son assassinat avait provoqué une onde de choc au Cameroun et dans la sous-région. Après plusieurs mois d'enquête, plusieurs personnes, dont des membres présumés du commando et des hauts responsables présumés, ont été déférées devant la justice. Le procès se tient actuellement à Yaoundé.


Selon Me Calvin Djob, avocat constitué dans ce dossier, la diffusion récente d'une vidéo lors des audiences a bouleversé la salle. « Lorsque je me suis tourné pour observer les mis en cause, tous avaient du mal à assumer ce qui était diffusé. On le voyait sur leurs visages : certains baissaient la tête », a-t-il confié.

L'avocat a ensuite livré une révélation troublante : « Dans le commando impliqué dans l'affaire Martinez Zogo, figurait un responsable de formation à la torture. » Une information qui, si elle se confirmait, donnerait une dimension encore plus sombre à ce crime.


Me Djob a toutefois tenu à faire une distinction importante. Il reconnaît que, « dans d'autres États, de tels profils sont parfois utilisés dans des contextes impliquant des personnes susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l'État ». Mais il écarte fermement cette hypothèse pour le journaliste disparu : « Mais était-ce le cas de Martinez Zogo ? Je n'y crois pas. »

Une manière de souligner, sans le dire explicitement, que rien dans le parcours de Martinez Zogo ne justifiait un tel déploiement de violence, ni une telle méthode.


Ces déclarations interviennent alors que le procès du meurtre de Martinez Zogo est régulièrement marqué par des rebondissements, des tensions et des accusations de manipulations. Les proches du journaliste réclament toujours toute la lumière sur ce crime, tandis que la défense tente de déconstruire le dossier d'accusation.

Une chose est sûre : avec ce témoignage, Me Calvin Djob relance le débat sur la composition du commando et la possible existence d'un « savoir-faire » d'État détourné à des fins criminelles.