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Paul Biya: formation au séminaire à l’influence grandissante de sa seconde épouse, son parcours est marqué par une constante

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De sa formation au séminaire à l’influence grandissante de sa seconde épouse, le parcours de Paul Biya est marqué par une constante : la présence de figures tutélaires. Ses détracteurs y voient la marque d’un « enfant-roi » gouverné par d’autres que lui. Récit.


« Malheur aux peuples qui ont pour roi un enfant »

Paul Biya apparaît, aux yeux de ses détracteurs, comme un véritable enfant-roi. Bon second plutôt que meneur, il aurait toujours éprouvé un besoin presque existentiel de s’entourer de guides, de tuteurs et de figures d’autorité. D’abord les pères du séminaire, où il apprit notamment l’harmonium ; puis Louis-Paul Aujoulat, qui appréciait sa compagnie et dont certains biographes expliquent la proximité par la personnalité douce et réservée du futur président, souvent rapprochée de celle de sa mère.


Vint ensuite l’influence déterminante des femmes. Sa première épouse, Jeanne-Irène, décrite comme une dame de fer, aurait exercé une forte autorité domestique et sociale. On raconte qu’elle tenait fermement les rênes du foyer et qu’elle l’aurait même poussé, pour affirmer son rang, à faire construire une résidence fastueuse en pleine forêt équatoriale, loin des centres urbains.
Après sa disparition surgit sa seconde épouse, dont l’arrivée fut perçue par certains observateurs comme brusque et intrusive. Désireuse d’imposer sa marque, elle aurait entrepris de rebaptiser un pavillon hospitalier jusque-là nommé en hommage à la défunte première dame, sans que cette décision ne repose sur une justification officielle claire, sinon sa position d’épouse présidentielle.
Selon des rumeurs persistantes, d’anciennes connaissances issues de son passé auraient disparu de la scène publique sans explication. Lors d’événements majeurs, comme l’organisation de la CAN, elle occuperait volontiers le devant de la scène, éclipsant parfois le chef de l’État lui-même. Certains intellectuels courtisans iraient même jusqu’à théoriser son influence, transformant son prénom en concept quasi académique, illustration de ce que Jean-François Revel appelait la « connaissance inutile ».

Désormais, disent ses critiques, elle s’immiscerait jusque dans les questions institutionnelles et nourrirait des ambitions politiques, notamment en faveur de son fils issu d’un premier mariage. Une situation qui évoque, pour ses observateurs les plus sévères, les intrigues familiales et successorales de la Rome antique.
JPD