Actualités of Wednesday, 8 April 2026

Source: www.camerounweb.com

Paul Biya est et demeure le seul commandant dans le cockpit

Paul Biya Paul Biya

« Paul Biya est et demeure le seul commandant dans le cockpit. » Alors que l'opinion était convaincue du contrôle des appareils étatiques par le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, le chef de l'État camerounais vient de rappeler qui tient vraiment les rênes. En confiant à Laurent Esso, surnommé « le Chat », la rédaction et la défense du projet de révision constitutionnelle, Paul Biya a redistribué les cartes et humilié ceux qui se croyaient indéboulonnables. Selon Albin Michel Njilo, le président reste « cohérent » et ne se laisse influencer par aucun modèle étranger.





Succession constitutionnelle : Paul Biya, le seul maître du jeu.

Alors que l’opinion était convaincue du contrôle des appareils étatiques par le SGPR, rumeurs entretenues par les partis politiques, Paul Biya vient de rappeler qu’il est et demeure le seul commandant dans le cockpit.

Laurent Esso, surnommé « le Chat », dont le sourire vaut de l’or, s’est pourtant affiché souriant au Parlement. C’est à lui que le président Paul Biya a confié tout le projet relatif à la succession constitutionnelle, depuis sa rédaction jusqu’à sa défense devant les parlementaires, en lieu et place du MINAT.

Effacé et humilié depuis l’affaire Martinez Zogo, son ami, l’homme d’affaires Amougou Belinga, est toujours incarcéré à la prison centrale de Kondengui.

Tout-puissant du fait de la flexibilité que lui attribue le président Paul Biya à travers les hautes instructions, le SGPR Ferdinand Ngoh Ngoh a su faire face à la résistance de deux caciques du pouvoir : Laurent Esso et René Sadi, sans oublier Samuel Eto’o Fils.

Les deux premiers maîtrisent les rouages du système.

Laurent Esso a été SGPR et DCC, tandis que René Sadi a dirigé le Comité central du RDPC. Ils font partie des fidèles parmi les plus fidèles du président Paul Biya, qui vient de le démontrer : il sait redistribuer les cartes.

Succession constitutionnelle

Loin des simulations et des analyses de la classe politique et d’autres observateurs, le président Paul Biya reste cohérent.

Quiconque le connaît sait qu’il ne s’est jamais laissé influencer par des modèles étrangers en matière de gouvernance.

Comme il est arrivé au pouvoir, c’est ainsi qu’il compte le quitter : création d’un poste de vice-président, désignation, puis contrôle du pouvoir.

Qui sera son dauphin ?

Quiconque a observé le président Paul Biya sur le plan de l’ontologie de l’homme sait qu’il n’a jamais mêlé ses enfants à la gestion des affaires de l’État, ces derniers n’ayant jamais manifesté un quelconque intérêt pour le pouvoir.

Paul Biya créera sans doute la surprise, car lui seul est maître du jeu.

Albin Michel Njilo (Construire Ensemble)