Actualités of Friday, 7 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Panique totale : un des hommes accusés par Effoudou craque et commence à tout balancer

De graves accusations De graves accusations

Ça y est, le communiqué de presse dont on parlait depuis des heures est sorti. Le Capitaine Effoudou a vraiment frappé fort, là où ça fait mal.

« Les 24 et 25 juillet 2026, deux vidéos publiées sur YouTube ont relayé des accusations d'une exceptionnelle gravité portées à mon encontre. Ces accusations sont totalement fausses. Elles portent gravement atteinte à mon honneur, à ma réputation et à l'intégrité de mon parcours professionnel », commence le concerné.

Celui qui se considère comme étant la victime ne s'arrête pas là : « En droit français, l'imputation publique de faits aussi précis et aussi graves est susceptible de constituer une diffamation publique. Après plusieurs années durant lesquelles j'ai volontairement choisi de ne pas répondre publiquement à cette campagne de dénigrement, j'ai aujourd'hui décidé de saisir les juridictions françaises ».

Je souhaite néanmoins rétablir plusieurs faits. Originaire du Cameroun, j'ai eu l'honneur d'apporter, depuis 2013, mon expertise et de mettre mon réseau à la disposition de plusieurs institutions de l'État camerounais. En 2015, j'ai participé à plusieurs réunions au palais de l'Unité dans le cadre des travaux du Conseil national de sécurité. En 2016, la présidence de la République m'a confié une mission consistant à proposer des cabinets internationaux chargés de faire la lumière sur la catastrophe ferroviaire d'Eséka.

Le cabinet retenu a été validé par le Premier ministre. J'ai prêté serment devant la police judiciaire. J'ai piloté la coordination de cette mission, participé à la rédaction et cosigné le rapport d'étape et le rapport définitif destinés au président de la République. Cette mission a été réalisée à titre gracieux. J'ai demandé que les honoraires qui m'étaient dus par l'État soient intégralement reversés aux familles des victimes.

Par la suite, plusieurs institutions de l'État ont sollicité mon expertise ou mon réseau, notamment le ministère de la Défense, le ministère de l'Administration territoriale, le ministère de l'Eau et de l'Énergie, la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) en 2020 ainsi que le Bataillon d'intervention rapide (BIR). Je souhaite également répondre aux accusations relatives à la détention d'armes. Contrairement à ce qui est aujourd'hui affirmé, je n'ai jamais détenu clandestinement d'armes de guerre.

Dans le cadre de mes activités professionnelles, je disposais d'équipements destinés exclusivement à ma protection personnelle. Ceux-ci ont été acquis à l'étranger, importés au Cameroun dans le respect des procédures applicables, contrôlés par les autorités compétentes et régulièrement dédouanés. Les armes évoquées sont un Glock 19 de calibre 9mm et un fusil de type Luvo AR-15 de gamme civile, chambré exclusivement en calibre .223 Remington, acquis légalement dans le cadre de la réglementation camerounaise applicable aux armes de défense personnelle.

La loi n° 2016/015 du 14 décembre 2016 portant régime général des armes et munitions au Cameroun distingue les armes de guerre, classées en 1ère et 2e catégories, des armes à feu dites de défense, classées en 4e catégorie. Le seul fait qu'une arme présente une apparence militaire ne suffit donc pas à la qualifier juridiquement d'arme de guerre. Les photographies diffusées sur les réseaux sociaux entretiennent volontairement une confusion.

Je considère avoir été confronté à une manipulation de preuves à laquelle un autre officier aurait participé. Les cartouches visibles sur les clichés diffusés ne correspondent d'ailleurs pas aux munitions destinées à cette arme. Il s'agit de munitions de calibre 5,56 × 45 mm Otan, plus puissantes et développant une pression supérieure. Elles ne sont pas compatibles avec un AR-15 chambré exclusivement en 223 Remington. Leur utilisation est susceptible d'endommager l'arme et de présenter un risque pour le tireur.

La présentation qui est aujourd'hui faite de ces éléments est donc inexacte et ne reflète en rien la réalité des faits. Je rappelle également qu'en 2023, une enquête administrative ordonnée par le Président de la République a été diligentée par les autorités camerounaises à la suite de ces accusations. Aucun élément concret n'a été produit pour étayer ces affirmations. Lors de cette confrontation, j'ai invité M. Effoudou à préciser la date, le lieu et les circonstances de la prétendue perquisition de mon domicile, lequel est placé sous vidéosurveillance. Il a alors indiqué qu'il lui avait simplement été rapporté que cette perquisition aurait eu lieu.

Au cours des échanges, le colonel de l'état-major particulier de la présidence a adopté une position plus nuancée, recentrée sur les seuls éléments factuels. À l'issue de cet entretien, il m'a été suggéré de laisser cette affaire sans suite. J'ai alors choisi de ne pas alimenter la polémique, malgré la campagne de diffamation dont je faisais déjà l'objet. J'ai toutefois indiqué que je défendrai mes droits en cas de nouvelles accusations de M. Effoudou.

À ce jour, je suis chef d'entreprise, auditeur de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN) et titulaire de plusieurs certifications en matière de défense et de sécurité. J'ai consacré de nombreuses années à bâtir une réputation fondée sur la rigueur, la discrétion et le respect des institutions.

Les nouvelles accusations diffusées les 24 et 25 juillet 2026 constituent un franchissement inacceptable d'une ligne rouge. J'ai donc décidé de défendre mon honneur devant les juridictions françaises. Une plainte en diffamation publique va être déposée contre MM. Romuald Kenneth Effoudou et Morgan Palmer, dont l'interview a permis la diffusion de ces accusations auprès d'un large public, ainsi que contre JP Remy Ngono pour diffamation publique et cyberharcèlement.

Toutes les voies de droit seront engagées afin d'obtenir la condamnation des responsables, la suppression des contenus litigieux et la réparation intégrale du préjudice subi. Je répondrai désormais à ces attaques par les faits, les preuves et le droit.


Les propos sont de Sani Mouhamadou, haut-conseiller en stratégie de défense et de sécurité internationale. Il apporte ainsi sa version des faits, qui peut tout de même être fausse.