Actualités of Thursday, 26 February 2026
Source: www.camerounweb.com
C'est officiel ! Josiane Golonga a été destituée de son titre de Miss Cameroun 2025 par le Comité d'Organisation Miss Cameroun (COMICA). La décision a été prise après une série de « manquements contractuels », notamment « un retard à un rendez-vous à l'ambassade de Turquie, des propos irrespectueux envers la présidente du COMICA et le refus de représenter le comité lors d'événements ».
La désormais ex Miss Cameroun avait été sommée de se présenter et fournir des explications aux responsables du COMICA, mais elle n'a pas répondu à cette demande. Suite à ce refus, elle est « considérée comme démissionnaire » et est sommée de restituer son écharpe, sa couronne, son véhicule de fonction et rembourser 13 millions de FCFA.
De son côté, Josiane Golonga a exprimé son désir de se distancer de ses fonctions de Miss Cameroun depuis son retour de l'international en décembre dernier, citant des arriérés de salaire comme raison principale. Elle a également interdit au COMICA d'utiliser son image, malgré le contrat d'exclusivité de trois ans qui les liait.
Élue le 12 juillet dernier à Yaoundé, Josiane Golonga n'aura régné que quatre mois en tant que Miss Cameroun. Durant cette période, elle a réalisé plusieurs actions caritatives dans sa région d'origine et a également participé à Miss Cosmo International, bien qu'elle n'ait pas réussi à se classer.
Ce nouvel épisode fait ressortir les vraies raisons de la destitution des différentes Miss Cameroun.
"/>
Agathe Pascaline Nomgne (2002)
La toute première miss, sous le règne du COMICA élue le 11 Août 2002, Agathe Pascaline Nomgne fut déchue de son titre et remplacée par sa première dauphine. En 2008, la présidente du Comité d’organisation de Miss Cameroun, entrait en guerre contre la Miss à qui l’on avait retiré la voiture à lui offerte après son sacre. C’est au cours d’une soirée du palais des Congrès que l’on apprendra que Mademoiselle Joëlle Audrey Amboagué, Miss Cameroun 2008, a enfin repris les clés de la voiture qu’avait confisquée la présidente du Comité d’organisation de Miss Cameroun.
Anne Lucrèce Ntep (2009)
En 2009, Anne Lucrèce Ntepp élue miss, dénonçait le retard dans l’entrée en possession de ses cadeaux en plus de la polémique sur son âge causée par une communication approximative sur cet évènement censé représenter l’image de marque du Cameroun en terme de beauté.
Julie Cheugueu Nguimfack (2016)
En 2016, l’on assistait impuissant à la destitution de la miss suivie d’une guerre par média interposé entre la présidente du COMICA et Julie Cheugueu, la miss déchue. L’on n’est loin du compte lorsqu’en décembre, à la veille du sacre de la miss 2018, la miss devant représenter la région du centre est destituée du fait, selon le COMICA, d’avoir caché sa maternité au comité. Sa remplaçante Mlle Biloa Kounou Caroline appelé dans le top 12 sera une fois de trop abusé par le COMICA. Son message sur le réseau social META (Facebook) « Merci à tous de m’avoir soutenu bien évidemment mon numéro 20 a été appelé pour le Top 12 à l’élection Miss Cameroun mais les membres du comité d’organisation m’ont empêché de sortir des backstages », à quelques minutes du sacre final laissait dans la désolation ses fans. A chaque étape, des révélations macabres s’en suivent. Certains évoquent des velléités de prostitutions, de proxénétisme, de favoritisme, etc. Devant une telle situation, l’on est en droit de se demander à quand la fin de cette entourloupe ?
Audrey Aboula (2018)
Aux lendemains de l’élection Miss Cameroun 2018, parait un livre intitulé « Une dauphine dans un monde de requins », ouvrage rédigé par la première dauphine de 2016, Audrey Aboula. L’auteure y met à nu l’envers du décor de son sacre il y’a deux ans : « Après ma démission, je me sentais revivre. Je me sentais libre. Je respirais, enfin ! Ce titre de première dauphine était devenu un véritable fardeau pour moi… j’avais l’impression d’avoir été dans une sorte de prison ou dès que je sortais, j’étais obligé de sourire mais une fois à l’intérieur, on me remettait des menottes et m’infligeais des châtiments » pour dire que les rouages de ce concours vont à l’encontre de la dignité humaine et s’apparente à une sorte d’esclavage.