Le Conseil des Chefs Traditionnels de l'Ouest (CCTO) a exprimé sa « profonde indignation » face à l'usage « anarchique » et « illicite » des symboles sacrés de la tradition, notamment le tissu Ndop, les peaux de panthère, les tabourets traditionnels, les chapeaux, les cauris et les cornes. Dans un message adressé aux communautés de l'Ouest et à la diaspora, l'instance traditionnelle appelle au respect des règles coutumières et met en garde contre les conséquences de ces profanations.
Le 7 mai 2026, le Conseil des Chefs Traditionnels de l'Ouest, instance morale et coutumière gardienne des traditions ancestrales, a rendu public un message d'indignation. En cause : la profanation récurrente et l'usage anarchique d'attributs traditionnels sacrés, utilisés « à tort et à travers, au mépris des règles coutumières qui en régissent strictement l'usage ».
Les symboles concernés : Parmi les attributs visés figurent le tissu Ndop (tissu royal traditionnel), les peaux de panthère (insignes exclusifs de chefferie et de pouvoir traditionnel), les tabourets traditionnels, les chapeaux, les cauris, les cornes et autres insignes de dignité. Le CCTO dénonce une « cacophonie » qui contribue à créer « une confusion totale dans la hiérarchisation de nos valeurs et de nos symboles », risquant de « fragiliser les fondements mêmes de notre organisation sociale et culturelle ».
Le Conseil invite les populations à se rapprocher de leurs chefferies supérieures pour y recevoir « l'enseignement, la formation, l'initiation nécessaire à l'usage approprié des attributs traditionnels », ainsi que des « rites d'initiation, de purification et de réhabilitation le cas échéant ». Il rappelle que ces actes ne sont « pas sans conséquences sur le plan traditionnel et coutumier ».
Fidèles à « la mission sacrée héritée de nos ancêtres », les chefs traditionnels de l'Ouest réaffirment leur détermination à « préserver, protéger et promouvoir nos valeurs traditionnelles, dans l'unité, la discipline et le respect des institutions coutumières ». Le message se conclut par une bénédiction : « Que Dieu bénisse nos Chefferies, que nos ancêtres veillent sur notre peuple, et que vive la tradition dans la dignité et l'honneur. »









