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General News of Friday, 6 April 2018

Source: camer

Opération Epervier: Akéré Muna exprime ses craintes

A l'occasion de la présentation de son plan pour accéder à la magistrature suprême, le président du mouvement Now a évoqué l'opération Epervier.

Akere Muna était dans le Sud-Ouest. Le déplacement qui aurait été banal en d’autres temps a une toute autre signification en ce moment. Du fait du contexte, mais aussi du fait des origines du concerné. La région est en pleine crise. L’homme s’est plusieurs fois prononcé sur la question. Et il a également entretemps déclaré son ambition d’être le président de la République du Cameroun.

Les images du fils de Tandeng Muna parcourant une zone désormais en guerre ont alimenté les conversations. Il avoue avoir trouvé des populations dévastées et il pense qu’il faut y mener une autre guerre : celle des coeurs.

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« Ma situation est particulière. D’un côté on dit que mon père a trahi les anglophones, de l’autre on dit que je suis un sécessionniste », a-t-il lancé. La descente de l’ancien bâtonnier dans le Sud-Ouest rentre dans le cadre d’une tournée nationale qui a commencé par les régions septentrionales et l’Est. Il annonce un voyage prochain dans l’Ouest et le Nord-Ouest. Des voyages sous la férule du mouvement Now qui doit conduire au changement au Cameroun.

C’est d’ailleurs la présentation des différents organes qui accompagnent la candidature d’Akere Muna à l’élection présidentielle de 2018 qui était à l’ordre de la rencontre de mardi dernier avec les médias. Le premier cercle est constitué par le bureau du candidat, avec à sa tête Paul Chiy. Il y a ensuite la plateforme pour une nouvelle République qui rassemble des partis politiques et mouvements de la société civile.

Et enfin le mouvement Now, qui est un mouvement « transpartisan », un mouvement de militants, un mouvement qui vise à faire émerger de nouveaux acteurs sur la scène politique nationale. « Un mouvement ouvert à tous ceux qui sont pour le changement », précise Joseph Lea Ngoula, le coordinateur à la mobilisation.

La plateforme politique investira, lors des élections locales, les leaders issus du mouvement Now qui est en train de s’implanter sur l’ensemble du territoire national. Les groupes Now sont constitués de dix personnes chacun. L’objectif, selon Maxime Jong, est d’atteindre 30 000 groupes Now pour couvrir tous les bureaux de vote. Car à côté du vote, il y a le contrôle. L’équipe de campagne d’Akere Muna a également tenu à présenter le processus participatif qui permettra d’élaborer le programme politique du candidat.

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« Différentes équipes vont y travailler. Un Comité Évaluation pays sur le modèle du MAEP (Mécanisme africain d’évaluation par les pairs, Ndlr) a été constitué », a ajouté Maxime Jong. Des personnalités camerounaises bien connues sont membres de ce comité : Achille Mbembe, Eric Chinje, Fred Eboko, Etounga- Manguelle, Chrétien Tabetsing, Jean Vincent Tchienehom, etc. La construction de la vision du candidat sera le fruit du travail de ce comité et des consultations thématiques initiées dans le cadre des différentes descentes sur le terrain.

Transparence totale

C’est ce plan de travail, cette organisation que l’équipe de campagne voulait présenter. Mais l’arrivée d’Akere Muna était une trop belle occasion pour les journalistes d’aborder d’autres questions. Et l’ancien bâtonnier n’a voulu, au nom de la transparence totale qu’il promet, éluder aucun sujet. C'est d'ailleurs au nom de cette transparence qu'il promet que les Camerounais pourront bientôt à partir d'un ordinateur être informés sur les ressources minières de leur pays et leur exploitation.

C'est au nom de cette transparence qu'il promet de faire la déclaration de ses biens et de publier son bulletin de santé. C’est au nom de cette transparence qu’il s’est exprimé sur le procès intenté à ses frères et lui par sa soeur Ama Tutu Muna. L’affaire, liée à la succession de leur père, est en cours et une audience est prévue dans les prochains jours. Concernant la justice encore, l’avocat a dit son sentiment sur les arrestations des anciens gestionnaires. Je suis inquiet. Les gens applaudissent parce qu'on met des personnalités en prison. On se retrouve comme dans une arène médiévale. Quid de la présomption d’innocence ? ».

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Pour revenir à l’élection présidentielle, elle se tiendra dans quelques mois seulement. Il n’y a plus de temps à perdre pour les candidats. Akere Muna en est conscient. Ecartée donc désormais la possibilité d’une alliance avec l’un des autres principaux candidats déclarés à la présidentielle de cette année ? On peut le penser.

L’ex-bâtonnier, même s’il dit être prêt à se ranger derrière un autre qui aurait plus d’atouts, même s’il répète qu’il veut avoir une posture de rassembleur, est bel et bien lancé dans la course. Son équipe et lui ont voulu le faire savoir.

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