Actualités of Monday, 26 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Olivier Bilé propose des solutions pour remettre le Cameroun sur de bons rails

Olivier Bilé, l’enseignant d'université, documentaliste et homme politique très actif dans le milieu des médias, estime qu’il est nécessaire de refonder le pays. En 2018, il comptait le faire en devenant président de la République. Il a déposé sa candidature pour prendre part à l’élection présidentielle du 7 octobre, mais sa candidature sera rejetée par le Conseil constitutionnel. Cette fois-ci, il a des idées qu’il partage.

À l’attention du gouvernement camerounais, des leaders politiques, de la société civile, des autorités traditionnelles et religieuses et de l’ensemble du peuple camerounais. Notre pays fait face au risque d’une succession insoluble et à l’usure d’un système à bout de souffle. Les murs de notre maison commune brûlent. La paralysie systémique actuelle au sommet de l’État est un péril.

Portés par la foi en notre patrie et l’amour irremplaçable entre les Camerounais, nous Camerounais de l’intérieur et de la diaspora, exigeons la convocation d’une table ronde nationale inclusive civile militaire diaspora pour enclencher la refondation et ouvrir la voie à une transition consensuelle. Le consensus que nous voulons, ou pacte de refondation, a pour objectif de redéfinir notre contrat social, de sceller la paix et de donner au peuple camerounais le dernier mot sur son destin. Pour y parvenir, nous devons notamment refonder nos institutions : séparer et rééquilibrer les pouvoirs ; garantir l’indépendance totale de la justice et la fin de l’hyper-présidentialisme ; démanteler le système de parti-État de facto ; fixer les derniers leviers de souveraineté pour assurer l’indépendance totale du Cameroun. Pacifier le territoire : garantir une autonomie territoriale et locale contraignante et la résolution définitive de la guerre ruineuse et inutile au Noso ; sécuriser l’ensemble du territoire national.

Reformer et moderniser la démocratie : garantir la vérité des urnes avec un système électoral 100 % biométrique, transparent et indépendant ; restructurer notre paysage politique en 3 grands courants de pensée ; criminaliser la fraude et la corruption électorales tenant compte de leur impact direct sur l’avenir même de la nation.

L’édifice moral : le collège des doyens

Pour briser les clivages partisans et récuser toute course au pouvoir exécutif, ces assises seront placées sous l’autorité exclusive du collège des sages de la République (co-présidé par le doyen d’âge du Sénat et des figures nationales incontestables). Ce collège sera l’arbitre neutre et le garant de l’équité autour de toutes les composantes de la nation : Le gouvernement : pour s’engager activement dans le processus de refondation institutionnelle.

La société civile, y compris tous les ordres professionnels : pour porter la voix du peuple, des jeunes, des femmes et des organisations de défense des droits humains ou professionnels.

Les hommes politiques : aussi bien du pouvoir que des oppositions, pour rebâtir un consensus démocratique transparent. Les corps en armes : forces de défense et de sécurité, actrices clés de la paix et de la protection républicaine.

Les religieux et chefs traditionnels : gardiens de nos valeurs, de notre histoire, de la morale, et piliers de la cohésion sociale.

La diaspora : force économique, intellectuelle et culturelle majeure, indispensable à l’avenir du pays. Afin d’éviter les erreurs du passé, le fruit de nos échanges ne sera pas un rapport de plus oublié dans les tiroirs de l’administration. Ce sera un pacte constitutionnel soumis directement à référendum populaire sous la vigilance du collège des doyens. Ensemble, refondons le Cameroun !