Actualités of Friday, 23 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Olivier Bilé, de l’amphithéâtre de l’Esstic à la « Révolution bleue » : le parcours d’un opposant, selon Jeune Afrique

À l’Esstic, l’École supérieure des sciences et techniques de l’information et de la communication, tout le monde connaît le professeur Olivier Bilé. Jeune Afrique, qui l’a rencontré à Yaoundé le 14 août, rapporte même qu’une promotion entière porte son nom. À 59 ans, écrit le magazine, l’homme « déroute » : depuis des années, il n’est plus seulement enseignant, mais aussi opposant à Paul Biya.


Selon Jeune Afrique, Olivier Bilé est universitaire, ancien de la CRTV et auteur de plusieurs ouvrages. Le magazine rappelle qu’il a été candidat à la présidentielle de 2011, avec Dieu au centre de sa campagne. Il a ensuite fondé l’Union pour la fraternité et la prospérité, puis le mouvement Les Libérateurs. Jeune Afrique révèle aussi qu’en janvier 2026, il a saisi le Conseil constitutionnel pour demander la destitution de Paul Biya, sans succès.

Kaïros, un nouveau cap

D’après le magazine, son engagement a franchi un nouveau cap le 2 juin 2026 avec Kaïros, « Initiative citoyenne » pour la refondation du Cameroun. Jeune Afrique précise que le mot est grec et désigne le moment opportun, celui qu’il ne faut pas laisser passer. « Nous n’avons plus le luxe d’attendre », répète-t-il au magazine. Il justifie l’urgence par l’absence de plus en plus marquée du chef de l’État, 93 ans, et par les divisions de son entourage autour de sa succession, dans un pays marqué par la crise post-électorale de 2025.



Selon Jeune Afrique, Kaïros se veut une « Révolution bleue » pacifique, fondée sur la réconciliation et l’amour de la patrie. Dans sa « Déclaration solennelle » du 20 juillet, son fondateur invoque la délivrance divine. « Quand un système s’avère incapable de résoudre les crises qu’il a lui-même créées, il faut un changement de paradigme », argumente-t-il auprès du magazine.



Le magazine note que la liste de la pétition s’ouvre sur trente « adhérents », Olivier Bilé en tête : professeurs, élus, acteurs de la société civile et même un prélat. Il relève aussi que le mouvement se résume pour l’instant à un appel, une pétition et une liste.