Actualités of Wednesday, 21 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Nouveau rebondissement dans l'arrestation du fils de Ferdinand Ngoh Ngoh

Selon des informations exclusives du lanceur d'alerte Boris Bertolt, Alain Ekassi, Koagne Membou Dany — présenté comme le « faux fils » du secrétaire général de la Présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh — et le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait ont tous regagné leurs domiciles après leurs auditions au Secrétariat d'État à la Défense (SED).

C'est un dénouement qui soulève autant de questions qu'il n'apporte de réponses. Ce mardi 20 octobre 2026, trois figures clés des récentes révélations sur l'affaire Martinez Zogo et l'affaire Fouda-Mbapou ont été auditionnées au SED. À l'issue de ces auditions, Alain Ekassi, Koagne Membou Dany et le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait ont tous été autorisés à rentrer chez eux.

Trois profils, trois dossiers sensibles

Le premier, Alain Ekassi, est un acteur central de l'affaire Fouda-Mbapou. Ses échanges avec Martin Savom, récemment diffusés sur les réseaux sociaux, ont mis en lumière les liens troubles entre les différents protagonistes de ce dossier.

Le deuxième, Koagne Membou Dany, est présenté comme le « Dany » évoqué dans la conversation entre Ayissi Nanga et Martin Savom. Il serait en réalité un « faux fils » de Ferdinand Ngoh Ngoh, selon les termes employés par nos sources. Une usurpation de titre qui a justifié l'ouverture d'une enquête à son encontre.

Le troisième, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga Parfait, est le témoin clé de l'affaire Martinez Zogo. Arrêté à son domicile le 17 octobre, il avait créé la stupeur en affirmant devant le tribunal détenir les preuves de l'assassinat du journaliste et se sentir menacé de mort.

Une décision qui interroge

Le fait que ces trois personnes aient été libérées après leurs auditions peut surprendre. Dans une affaire aussi sensible, où des accusations d'usurpation d'identité, de menaces et de tentative d'assassinat sont évoquées, on aurait pu s'attendre à ce que la justice prolonge leur détention pour approfondir les investigations.

Mais leur remise en liberté pourrait aussi signifier que les enquêteurs n'ont pas trouvé suffisamment d'éléments pour justifier une garde à vue prolongée, ou que des instructions ont été données pour éviter une escalade dans un dossier déjà explosif.