Actualités of Wednesday, 26 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Nouveau rebondissement :Le capitaine Effoudou, arme à double tranchant dans le procès Zogo

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Selon les révélations de Jeune Afrique, les prises de parole répétées du capitaine Romuald Effoudou, ancien chef du Bureau des renseignements à l'état-major présidentiel, s'invitent désormais jusque dans le prétoire où se joue le procès des accusés du meurtre du journaliste Martinez Zogo, brouillant la frontière entre témoignage utile à la justice et règlement de comptes personnel.



D'après les informations rapportées par Jeune Afrique, le sujet Effoudou a fait irruption lors de la dernière audience du procès, l'avocat de la famille du défunt journaliste, Zacharias Ashu Obi Tambe, ayant cherché à savoir si les pistes évoquées par l'ancien agent de renseignement avaient été explorées par les enquêteurs. Le colonel Otoulou, chef de la commission d'enquête, a répondu que les réseaux sociaux constituaient des « sources ouvertes » pouvant être exploitées, tout en précisant que son enquête reposait sur d'autres indices.

Une théorie contestée puis relancée

Jeune Afrique révèle que l'une des hypothèses soulevées par le capitaine Effoudou porte sur la coupure des données internet ayant, selon lui, contraint les membres du commando à utiliser des appels téléphoniques ordinaires — ce qui aurait permis leur localisation ultérieure par les enquêteurs. Il attribue cette coupure à une décision qui n'aurait pu émaner que du secrétariat général de la présidence, dirigé par Ferdinand Ngoh Ngoh. Une théorie pourtant écartée à la barre par l'expert en cybersécurité Georges Bell, témoin cité par le commissaire du gouvernement, mais que les interventions du capitaine ont contribué à remettre sur le devant de la scène judiciaire et médiatique.



Si une partie des accusations portées par Romuald Effoudou reste, selon Jeune Afrique, dépourvue de preuves tangibles, le média souligne que certaines de ses déclarations se sont trouvées corroborées par ailleurs. C'est notamment le cas s'agissant d'une accusation de tentative de viol au sein du ministère de la Défense, que la victime présumée, Olive Ngobo, experte des questions militaires, a confirmée publiquement dans des termes similaires à ceux employés par le capitaine. Cette validation partielle alimente, selon les termes mêmes du média, les interrogations sur la part de vérité contenue dans les nombreuses affirmations de l'ancien agent de renseignement.