Actualités of Monday, 12 January 2026

Source: L'Indépendant n°992

Nouveau gouvernement : Biya ne blague pas

Quelques semaines seulement après la prestation de serment du Président Paul Biya pour le mandat des Grandes opportunités intervenue le 06 novembre 2018, Paul Biya fixait de nouveau le cap du Cameroun pour les 7 prochaines années en ces termes : « D’une façon générale, au cours du septennat qui s’annonce, nous veillerons à consolider nos acquis, tout en explorant les pistes nouvelles, nous permettant de saisir toutes les opportunités d’un monde en constante évolution ».

Débutait alors un nouveau mandat rempli d'espoir et ce malgré quelques remous politiques. Ce nouveau mandat héritait d’une crise sécuritaire restée pendante depuis octobre 2016 dans les régions du Nord‐Ouest et du Sud‐Ouest. Du côté de l'Extrême Nord, la nébuleuse Boko Haram restait d'attaque.

À cela s'ajoutait la crise économique caractérisée par le musèlement des devises. C'est donc dans ce contexte que Paul Biya va choisir à la faveur du remaniement du 04 janvier 2019, Joseph Dion Ngute comme Premier ministre et ensemble vont mettre sur pied le nouveau gouvernement pour le mandat des Grandes opportunités.

Gouvernement constitué de 63 membres, dont 4 ministres d’État, 31 ministres, 12 ministres délégués, 5 ministres chargés de mission et 10 secrétaires d’États. Il comptait également 8 femmes.

07 ans après, les flops de l'action gouvernementale incluent une mauvaise gouvernance (corruption, détournement de fonds, manque de transparence), l’échec du dialogue national, des infrastructures défaillantes, le chômage des jeunes diplômés, l’inflation et la hausse du coût de la vie affectant les populations, la question de la salubrité et du grand banditisme ainsi que des tensions internes au sein même du gouvernement, comme dans le secteur du sport, illustrant un manque de coordination et de représentativité vis‐à‐vis des citoyens.

Au cours de ces 7 années, plusieurs lieutenants du gouvernement Ngute ont quitté la barque : Adoum Gargoum ministre délégué aux Relations extérieures en charge du monde islamique, la ministre déléguée à l'Agriculture et Développement rural, Catherine Ananga Messina, le ministre des Mines Dodo Ndoke ou encore le Secrétaire d'État à la santé publique, Alim Hayatou.

À part cette vitrine noire, le gouvernement Dion Ngute aura fait feu de tout bois pour répondre aux orientations du patron de l'exécutif camerounais Paul Biya et à la forte demande du peuple camerounais au mieux de ses moyens. Retour sur les flops principaux du gouvernement Dion Ngute.