Un mois après sa démission, Nourane Fotsing a choisi la télévision pour raconter sa version de la rupture. La députée du Wouri-Est évoque des attaques personnelles, du tribalisme et un manque de soutien au sein du PCRN. Son départ devient désormais un enjeu de recomposition dans le Littoral.
Invitée le 25 octobre de l’émission Obama Time sur A1 TV, l’élue a rejeté l’idée selon laquelle le PCRN aurait fabriqué sa carrière. Elle rappelle qu’elle disposait déjà d’une notoriété publique avant son entrée à l’Assemblée nationale en 2020. Sa lettre de démission du 26 septembre mettait fin à près d’une décennie de collaboration avec le parti de Cabral Libii. Elle s’est depuis engagée au Pacte social pour la gouvernance.
Ses accusations restent des déclarations de partie et appellent une réponse du PCRN. Elles éclairent néanmoins une tension fréquente dans les formations d’opposition : la relation entre popularité individuelle, discipline collective et contrôle des investitures. Nourane Fotsing dispose d’une forte présence numérique et d’un ancrage dans le Wouri-Est. Le parti perd donc une élue et une figure de communication à l’approche des échéances locales.
La suite se jouera moins sur les comptes réglés que sur l’organisation. Le PSG devra préciser son programme, ses alliances et sa capacité à présenter des candidats. Le PCRN devra montrer comment il gère le départ d’une de ses cinq députés. La trajectoire de Nourane Fotsing entre dans une phase plus risquée : hors de la bannière qui l’a portée en 2020, elle devra prouver que sa popularité peut devenir une force électorale autonome.









