Actualités of Sunday, 12 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Nomination de la fille de Datouo : débat sur le népotisme à l'Assemblée nationale

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La nomination de Mademoiselle Dato Merlène, fille du président de l'Assemblée nationale Théodore Datouo, comme responsable au sein de son cabinet, suscite un débat sur le népotisme. Pour le PCRN, cette nomination est une « mauvaise pratique », tandis que la majorité soutient une nomination discrétionnaire dans le cadre du septennat des jeunes et des femmes.

Une nomination qui fait polémique
Le président de l'Assemblée nationale, Théodore Datouo, a récemment procédé à la nomination de sa fille, Dato Merlène, au sein de son cabinet. Une décision qui a immédiatement suscité des critiques, notamment de la part du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), par la voix de son vice-président, René Nyobe.

Invité de l'émission Dash Talk sur Dash TV, Nyobe a qualifié cette nomination de « népotisme ». « La nomination de la fille du Président de l'Assemblée nationale est du népotisme. Le fait de nommer un proche, c'est du népotisme », a-t-il déclaré.


Nyobe a toutefois reconnu que la loi camerounaise ne prévoit pas explicitement le délit de népotisme. « Malheureusement, la loi camerounaise n'a pas statué sur un tel cas, celui du népotisme. Ce n'est pas explicitement prévu par le Code pénal. Je sais que le Code pénal est davantage centré sur les questions de corruption et de pots-de-vin », a-t-il précisé.

Pour l'opposant, cette pratique est « mal perçue dans une société comme la nôtre, où il existe des problèmes de corruption, de pauvreté et de favoritisme ». Il a recommandé l'organisation d'un appel à candidatures, « ne serait-ce que pour préserver les apparences ».

La réponse de la majorité
Interrogé sur le même plateau, l'avocat Serge Mpele Onana a défendu la légalité de cette nomination. « Sur le plan juridique, c'est une nomination discrétionnaire qui relève du pouvoir du gestionnaire. Dans le cas d'espèce, c'est le président de l'Assemblée nationale qui nomme les responsables de son cabinet. Donc, il n'a violé aucune loi en la matière », a-t-il expliqué.

Mpele Onana a également souligné que cette nomination s'inscrit dans la logique du septennat de la jeunesse et des femmes. « Lorsque vous consultez le profil de la concernée, Mlle Dato Merlène, vous voyez bien qu'elle est jeune, elle a 29 ans, c'est une femme et elle est compétente, puisqu'elle est administratrice à l'Assemblée nationale », a-t-il ajouté.


Cette controverse relance le débat sur les pratiques de nomination au Cameroun, où les liens familiaux et les réseaux d'influence jouent souvent un rôle déterminant. Si la légalité de la nomination n'est pas contestée, son opportunité politique, elle, divise.

Pour ses défenseurs, il s'agit d'une promotion légitime d'une jeune femme compétente. Pour ses détracteurs, c'est un exemple supplémentaire du favoritisme qui gangrène l'administration camerounaise. En attendant, les arrêtés présidentiels n° 2026/0049 et n° 2026/2025 du 8 juin 2026, signés par Théodore Datouo, ont officiellement nommé plusieurs responsables au sein de son cabinet .