Dans une correspondance datée du 25 août, Viettel Global Investment affirme rester actionnaire légal à 70 % de Viettel Cameroon et demande aux autorités de ne reconnaître aucun remplacement sans son consentement ou une décision définitive.
Le différend l’oppose depuis 2018 à Bestinver Cameroon, véhicule de Baba Ahmadou Danpullo, détenteur historique de 30 %. La gouvernance et le contrôle opérationnel ont donné lieu à plusieurs procédures au Cameroun et dans l’espace OHADA.
En 2024, la Cour commune de justice et d’arbitrage avait confirmé l’applicabilité d’une clause d’arbitrage. Cette décision ne réglait pas définitivement la propriété des participations, point sur lequel Viettel fonde aujourd’hui sa nouvelle offensive.
Pendant le contentieux, Nexttel a perdu du terrain. L’opérateur, qui comptait environ 4,5 millions d’abonnés en 2017, a vu son parc et ses capacités se dégrader. L’ART lui avait infligé en 2023 une pénalité de 1,6 milliard de FCFA pour des manquements de couverture et de qualité.
La licence annoncée comme expirant en décembre 2027 change l’urgence du dossier. L’État doit protéger la continuité du service et la concurrence sans préjuger des droits que seule une décision compétente peut établir.
Un règlement crédible devra séparer trois questions : propriété, gouvernance et obligations de service. Les abonnés n’ont pas à supporter indéfiniment les conséquences d’un conflit actionnarial qui empêche l’investissement et brouille la responsabilité.









