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Actualités of Friday, 22 October 2021

Source: Aurore Plus

Nationale N°1: colère de Yaouba Abdoulaye contre l'entreprise Berni Construction

Il désapprouve la compétence de l’entreprise adjudicataire Il désapprouve la compétence de l’entreprise adjudicataire

Le ministre désapprouve la compétence de l’entreprise adjudicataire et la somme d’améliorer la qualité des travaux.

En mission de contrôle du fonds routier à Ngaoundéré, Yaouba Abdoulaye a affirmé ne pas être satisfait de la qualité des travaux sur la route Ngaoundéré ville-Dang. En chantier depuis quelques années, les travaux de la portion de la nationale N°1 dans l’Adamaoua laissent à désirer. Le ministre délégué auprès du ministre des finances et par ailleurs président du comité de gestion du fonds routier est resté sur sa soif au cours de sa descente hier lundi 18 octobre 2021 à Ngaoundéré.

C’est la n-ième fois que les membres du gouvernement visitent ces travaux qui ont du mal à être livrés. « La qualité “n’est pas parfaite, les services sont conscients. L’entreprise a pris l’engagement d’améliorer ces travaux, non seulement au niveau des travaux déjà exécutés, mais aussi au niveau de ceux qui seront exécutés » avance Yaouba Abdoulaye, fou de colère contre l’entreprise sur cet axe qui fait partie du corridor Douala-Ndjamena.

Près d’un an après la pose du bitume, aucune signalisation n’est visible. Ce qui est à l’origine de nombreux accidents enregistrés ces derniers temps sur cette route. « Les signalisations verticales et horizontales qui ne sont pas encore posées traduisent un problème réel, car pouvant occasionner des accidents sur cette route fortement fréquentée par les poids lourds (ndlr) », ajoute-t-il.

A moins d’un an après la pose du bitume sur ce tronçon long d’environ 12km, des signes de fissures et de dégradation sont déjà visibles. Sur la partie allant du carrefour Bois de Mardock à l’aéroport de Ngaoundéré, les travaux effectués se limitent juste au colmatage des nids de poules. Chose curieuse pour une route au trafic intense comme celle-là. Les injonctions du ministère des travaux publics et même du gouverneur de la région château d’eau n’ont pas pu faire inverser la tendance.

S’il est vrai que le ministre se satisfait d’une partie des travaux, il n’en demeure pas moins qu’il est resté sur sa soif quand à la qualité des travaux. « Sur toute la longueur de ces 12km, qu’il y ait un bon bitume, un bon travail qui puisse contenir, soutenir les gros camions de plusieurs tonnages sans être exposés à la dégradation », renchéri le ministre délégué aux finances en sa qualité de chef de mission.

Les usagers de là route sont loin d’être comblés malgré la pose du bitume. Selon eux, sur 5km réalisés, ce qu’il faut refaire est évalué à près de 2km et demi- Ce qui s’apparente à un éternel recommencement. « Nous sommes dépassés par les travaux de cette route. Ça fait plusieurs mois qu’ils marquent les pas surplace. Avec tout ça, le travail est de très mauvaise et on se demande si cette route sera un jour livrée et ouverte véritablement à la circulation », s’étonne Marck, chauffeur de la ligne entre le centre-ville et la bourgade universitaire de Dang.

Côté étudiants riverains de la route Dang-Ville de Ngaoundéré, l’on est loin des attentes formulées dès le démarrage des travaux, « l’entreprise Berni Construction est sur le terrain, mais le travail n’est pas à la hauteur de nos attentes. Il y a quelques semaines, lors de sa visite, le gouverneur nous demandait de rédiger une motion de soutien au chef de l’État, mais voilà que le ministre est venu dire qu’il n’est pas satisfait des travaux effectués sur cette route par l’entreprise », a déclaré Boris, étudiant.

Après 5 ans de travaux sur cette route d’environ 12km entre Dang-Ngaoundéré ville en passant par l’aéroport qui a coûté plusieurs millions, c’est en tout 2 entreprises qui se sont succédées sur le terrain. Jusque-là, l’issue reste incertaine.

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