Vous-êtes ici: AccueilActualités2021 11 03Article 626572

Actualités of Wednesday, 3 November 2021

Source: www.camerounweb.com

NOSO : un haut fonctionnaire d'Etat enlevé, une forte rançon demandée

Image illustrative Image illustrative


• Il s’agit de Manfred Likine Mbua, responsable de la communication du gouvernement à Ngoketunjia

• Il a été enlevé en octobre

• Les ravisseurs exigent une forte rançon

La crise qui sévit dans les régions anglophones du Cameroun depuis plusieurs années, qui voit des violences récurrentes entre sécessionnistes armés et forces gouvernementales, ne faiblit pas. Ce conflit qui s’installe dans la durée continue de faire des victimes de part et d’autre. Personne n’est épargné. Que ce soient les belligérants ou les populations civiles, les décomptes macabres s’enchaînent. Certains groupes armés utilisent régulièrement les enlèvements comme stratégie de guerre. Ils viennent encore de frapper un grand coup et enlevant un fonctionnaire d’Etat dans le NOSO. L’information a été confirmée ce mardi par les autorités compétentes.

Selon un communiqué publié mardi, des hommes armés ont enlevé Manfred Likine Mbua, un haut fonctionnaire de la région du Nord-Ouest du Cameroun. Journaliste de formation et responsable de la communication du gouvernement à Ngoketunjia, une division de la région, Manfred Likine Mbua été enlevé par des hommes armés fin octobre. L’information a été gardée confidentielle jusqu’à ce mardi 2 novembre.

Sa localisation est toujours inconnue et les ravisseurs exigent une “énorme” somme d’argent comme rançon, selon la police de Bamenda, chef-lieu de la région. Une opération a été lancée par l’armée et la police pour assurer sa libération, a indiqué la police.

Dans les deux régions Sud-Ouest et Nord-Ouest, où vit l'essentiel de la minorité anglophone d'un pays majoritairement francophone, les groupes armés séparatistes et les forces de sécurité dépêchées par Yaoundé s'affrontent dans un conflit meurtrier depuis plusieurs années. Les deux camps sont également régulièrement accusés par les ONG internationales et l'ONU d'exactions et de crimes contre les civils. Cette insurrection avait éclaté fin 2017 après de nombreuses manifestations d'une partie de la minorité anglophone qui s'estimait marginalisée. Toutes les tentatives de règlement pacifiques de cette crise se sont heurtées à la fermeté des deux camps.

Rejoignez notre newsletter!