Des combattants sécessionnistes d’ambazonie ont attaqué, dans la nuit de dimanche à lundi, un poste de l’armée à Muyuka tuant des soldats de l’armée camerounaise en poste dans la localité.
Selon les informations de sources concordantes, le bilan provisoire de cette attaque fait état de deux soldats tués.
Il faut souligner que, dans la journée de dimanche 17 mai, des éléments du 6e Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) ont mené une vaste opération musclée dans la ville, procédant à l’interpellation de centaines de civils innocents, parmi lesquels des commerçants, des clients, des chauffeurs de taxi, des voyageurs, des femmes, des enfants et des personnes âgées.
« Ils ont été forcés de s’asseoir dans la boue sous un soleil accablant sur le terrain de l’école presbytérienne, beaucoup sans nourriture ni eau », a confié un témoin.
En effet, la situation reste critique depuis plusieurs semaines. Les soldats multiplient les fouilles inopinées, allant de porte en porte dans les quartiers, défonçant des portes, expulsant des habitants de leurs maisons et traquant ceux qui se sont réfugiés dans la brousse pour se mettre en sécurité.
Cette opération inquiétante fait suite à des avertissements explicites lancés par les militaires samedi dernier, au cours desquels les habitants ont été menacés de représailles s’ils ne révélaient pas l’emplacement des camps des combattants séparatistes ambazoniens.
« Ils disent qu’Ekona cache des Amba Boys. Que nous devons montrer où ils se trouvent, sinon subir des tortures quand ils le voudront », a déclaré un autre habitant.
Ce n’est pas la première fois que la ville d’Ekona se retrouve dans le viseur du BIR.









