Actualités of Tuesday, 11 August 2026
Source: www.camerounweb.com
On parle d'une cinquante de personnes qui ne sont pas dans une meilleure condition dans ce pays maghrébin. Ces Camerounais sont privés de passeport depuis six mois malgré le paiement des frais. Révélation de Boris Bertolt.
Une cinquantaine de ressortissants camerounais établis en Libye disent être plongés depuis plusieurs mois dans une situation administrative particulièrement préoccupante. Après avoir engagé des procédures d'établissement ou de renouvellement de leurs passeports et payé les frais exigés, leurs demandes ont finalement été rejetées, sans qu'une explication officielle claire ne leur soit communiquée.
Pour ces Camerounais qui vivent et travaillent en Libye, le passeport n'est pas un simple document administratif. Il conditionne leur capacité à séjourner régulièrement à l'étranger, à travailler, à voyager et, dans certaines situations, à éviter de graves difficultés avec les autorités locales.
Or, selon un témoignage collectif, près d'une cinquantaine de Camerounais sont aujourd'hui concernés par le blocage de leurs demandes de passeports. Des enrôlements effectués sous la coordination de l'ambassade du Cameroun en Tunisie. Le Cameroun ne disposant pas d'ambassade en Libye, les ressortissants concernés expliquent s'être rapprochés de la représentation diplomatique camerounaise compétente en Tunisie.
Selon leur récit, ils auraient procédé à l'enrôlement en ligne conformément aux indications reçues et se seraient acquittés des différents frais nécessaires à l'établissement ou au renouvellement de leurs documents. « Nous avons suivi toutes les directives qui nous ont été données et le trésor camerounais a bien reçu les frais correspondants », explique l'un des membres du collectif.
Mais après ces démarches, surprise : les demandes auraient été rejetées sur la plateforme. Les intéressés affirment avoir multiplié pendant plusieurs mois les requêtes pour comprendre les raisons de ces rejets, sans obtenir d'explication satisfaisante.
Un déplacement qui n'aurait pas été autorisé ? Face au silence administratif, le groupe affirme avoir finalement mandaté une personne afin qu'elle se renseigne directement auprès des services chargés des passeports à Yaoundé. D'après le témoignage qui nous a été transmis, cette personne se serait présentée avec un exemplaire du dossier d'enrôlement de l'un des demandeurs. Elle aurait alors appris que le problème serait lié aux conditions dans lesquelles l'opération d'enrôlement avait été organisée.
Il lui aurait notamment été indiqué que le déplacement de l'autorité diplomatique concernée n'aurait pas bénéficié de l'autorisation administrative nécessaire et que les dossiers auraient, pour cette raison, été bloqués (…).