Une page vient de se tourner, une histoire s'efface, une figure s'éteint et un pays tout entier est en deuil. La mort a frappé au plus haut sommet de l'État, emportant avec elle l'une des personnalités les plus influentes que le pays ait connues.
Le pays pleure la perte de l'un de ses grands serviteurs. Son état de santé était beaucoup pointé depuis un moment maintenant, avec toutes les sources confirmant que l'autorité était entre la vie et la mort. Ce n'était pas faux, elle l'était.
Une petite vérification au niveau de certains membres de la famille nous permet d'être en mesure de confirmer que l'homme n'est plus. L'octogénaire laisse derrière lui une famille biologique et professionnelle triste qui ne sait pas à quel saint se vouer.
Celui que l'on surnommait « le vieux baobab » est tombé, laissant un vide derrière lui. Trêve de décor. Bah Oumarou Sanda, membre éminent du Conseil constitutionnel, n'est plus.
Le citoyen est décédé vendredi 7 août à Yaoundé, à l'âge de quatre-vingt-six (86) ans. Conformément à sa tradition, le natif de Garoua sera inhumé le jour même de son décès dans la capitale politique, selon ce que nous apprenons.
Sanda était un diplomate chevronné. Né en 1940 dans la région du Nord, il a passé toute sa vie au service public, marquant l'histoire diplomatique du pays, notamment en exerçant les fonctions d'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun au Tchad pendant une décennie, sur la période de 2008 à 2018.
En 2018, la porte du tout premier Conseil constitutionnel du Cameroun lui a été ouvert. Il a été nommé par décret présidentiel, faisant ainsi partie des pionniers chargés de veiller à la constitutionnalité des lois et à la transparence des scrutins électoraux. Son mandat avait été renouvelé en 2024 pour une nouvelle période de six (06) ans.
Sa disparition met un terme prématuré à son mandat et laisse la présidence de la République dans une tristesse difficile à décrire. Un homme s'en va, mais le nom restera.









