Actualités of Thursday, 3 September 2026

Source: www.camerounweb.com

À Mvan, la rentrée commence dans une file d’attente

Des voyageurs patientent avec leurs bagages devant une agence de transport à Mvan, Yaoundé Des voyageurs patientent avec leurs bagages devant une agence de transport à Mvan, Yaoundé

Les enfants reviennent des villages, les matelas s’empilent et les moto-taxis triplent leurs prix. La rentrée scolaire se lit aussi dans la géographie des déplacements familiaux.


À Mvan, le trottoir est devenu une salle d’attente. Matelas attachés, sacs de raphia, provisions et enfants fatigués occupent l’espace devant les agences de transport. Le 2 septembre, plusieurs bus affichaient complet vers Douala, Bertoua, Mbalmayo, Kribi, Sangmélima et Garoua-Boulaï.

Cette affluence raconte la fin des vacances scolaires. Des enfants ont passé plusieurs semaines chez des proches et doivent regagner leur domicile avant la reprise. Pour les parents, le voyage s’ajoute aux dépenses de fournitures, de couture et d’inscription.


La concentration des départs crée une économie de pointe. Une course de moto-taxi habituellement facturée 300 FCFA pouvait atteindre 1 000 FCFA autour de la gare. Cette hausse traduit la demande, mais elle pénalise les familles déjà chargées de bagages et contraintes par les horaires.


La sécurité devient l’autre enjeu. La Gendarmerie a affiché des consignes sur la vitesse, les dépassements, les phares et les pneus. Ces rappels sont utiles si les contrôles empêchent aussi la surcharge et si les compagnies respectent les temps de repos des chauffeurs.


Mvan révèle une faiblesse prévisible. Chaque rentrée provoque le même embouteillage humain parce que les réservations, l’information sur les départs et la régulation des prix restent insuffisantes. Organiser cette période comme un pic planifié réduirait le stress, les abus et les risques sur la route.