Actualités of Friday, 23 January 2026

Source: www.camerounweb.com

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Dix-huit ans après la réforme constitutionnelle controversée de 2008, le journaliste camerounais David Atemkeng sort du silence avec une charge virulente contre le système en place. Dans une tribune publiée sur ses réseaux sociaux, il dénonce sans détour les conséquences désastreuses de la suppression de la limitation des mandats présidentiels. Pour lui, cette décision marque « le tout premier vrai malheur du Cameroun », un tournant qui a « ouvert les portes à la descente aux enfers » du pays. Entre analyse politique et cri d'alarme citoyen, ce texte résonne comme un réquisitoire implacable contre une présidence à vie qui, selon ses mots, « va collectivement et individuellement coûter très cher » à tous les Camerounais. Une prise de parole courageuse qui questionne l'état de la démocratie camerounaise.




« LA PRÉSIDENCE À VIE : UN DANGEREUX PIÈGE A VIE…


En 2008, quand nous combattions la modification constitutionnelle visant essentiellement à lever le verrou sur la limitation de mandats présidentiels, certains nous avaient étiquetés comme étant des «opposants» ou «ennemis de la République».

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Cette modification constitutionnelle est le tout premier vrai malheur du Cameroun. Elle a consacré la présidence à vie, avec tout ce que cela comporte comme désordres institutionnels.


Notre pays, sur le plan de la gouvernance, est désormais fortement sinistré.

Sur le plan de la cohésion nationale et du vivre-ensemble, il est gravement malade. Pour dire le moins.

Je connais des gens qui ont soutenu cette réforme constitutionnelle. J’ai toujours du respect pour quelques uns d’entre eux qui sont des amis. En fait, je ne conçois pas la politique sous le prisme du manichéisme. Je la vois comme une dynamique constructive, constituée de ficelles liées entre elles par des ponts et non des murs en béton. On peut garder de grosses divergences d’opinion sans arrêter de se parler.

Mais, j’espère sincèrement que ces derniers, au regards de ce qu’il se passe dans notre pays en ce moment, regrettent d’avoir, avec cette sulfureuse réforme constitutionnel et leur soutien (affirmé ou tacite), compromis gravement le processus de démocratisation et même l’avenir du Cameroun.


Cette reforme a ouvert les portes à la descente aux enfers de notre pays.

On n’a pas vraiment besoin de le dire comme je le fais sur ces quelques lignes : Ça se voit que notre pays n’est plus notre pays. Et ça risque de prendre un certain temps avant que la situation ne s’arrange

La présidence à vie – qui est en train de se dessiner progressivement chez nous, dans un système dit démocratique – va collectivement et individuellement couter très cher à nous tous. Notre peuple aurait bien pu s’en passer.


Que Dieu vienne en aide au Cameroun.

David Atemkeng

Citoyen camerounais pacifiste qui a très soif d’un nouveau Cameroun.


PS : Le idées émises sur mes pages dans les réseaux sociaux n’engagent que ma très modeste personne. »