Actualités of Monday, 5 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Mort provoquée : des détails bouleversants fuitent sur la mort d'Atangana, Yeguié et Njifenji

Des personnalités publiques Des personnalités publiques

Clément Atangana, Djibril Cavayé Yeguié et Marcel Niat Njifenji ne sont plus. Les trois hommes, respectivement ancien président du Conseil constitutionnel, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien président du Sénat, ont quitté la terre des vivants un après l’autre, dans la même année.

Clément Atangana, premier président du Conseil constitutionnel, est décédé le 4 octobre 2026 à Paris (France), à l’âge de 85 ans. Cavayé Yeguié est mort le 6 mai 2026 à Mada (Tokombéré) alors qu’il avait 86 ans. Enfin, Marcel Niat Njifenji a rendu l’âme le 11 avril 2026 à Yaoundé à 91 ans.

Les trois personnes pouvaient se targuer d’être de très proches collaborateurs de Paul Biya qui est plus âgé qu’eux (93 ans). Le président leur a toujours accordé son oreille attentive. Depuis qu’il occupe la tête du pays, avec son parti le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le natif de Mvomeka’a a toujours fait confiance à ces trois illustres défunts.

Il s’agit donc, comme le décrit si bien N’zui Manto, de trois caciques du régime de Paul Biya qui l’ont maintenu au pouvoir durant des décennies à travers les institutions « qu’ils verrouillaient ». Ces institutions étaient les dépositaires du pouvoir, celles par qui il fallait passer pour quiconque voulait inquiéter Paul Biya dans son fauteuil. En s’assurant leur loyauté, le mari de Chantal Biya s’est assuré pendant longtemps un règne sans partage à Etoudi.

Atangana, Yeguié et Njifenji sont décédés en l’espace de quelques mois. « Clément Atangana, le désormais ex-président du Conseil constitutionnel ne se tenait plus sur ses jambes depuis un an et multipliait des séjours à l’hôpital général de Yaoundé où il suivait des séances de dialyse », détaille le lanceur d’alerte susmentionné.

Il continue en disant que « le détesté magistrat, ayant entériné les vols des victoires du peuple aux élections présidentielles de 2018 et de 2025, est décédé ces dernières heures en France, une semaine seulement après son évacuation sanitaire ». La source rappelle la citation de l’un de ses abonnés qui a été arrêté pour un commentaire déposé sur les réseaux sociaux.

« Seigneur, tu te rapproches déjà de la cible, encore un peu d’efforts s’il te plaît », a-t-il souhaité. Il est enfermé à la prison de Kondengui depuis lors, les autorités lui reprochant de souhaiter la mort à Paul Biya.

Les trois personnalités ont souffert chacune d’une longue maladie avant de rendre leur souffle. À un moment donné, elles ont dû être évacuées, mais cela n’a pas suffi à les maintenir en vie. Aussi, leur remplaçant était connu avant leur décès, autant de points en commun qui peuvent donner matière à réflexion.

Certaines sources plus alarmistes, après leurs propres enquêtes, n’enterrent pas la piste selon laquelle ces personnalités seraient décédées depuis un moment, mais leur mort annoncée maintenant, ou alors qu’elles seraient éliminées les unes après les autres pour faire de la place aux clans qui se préparent à succéder à Paul Biya, lui-même arrivé au soir de sa carrière politique. Pour ces observateurs, il est très curieux que trois des quatre plus grandes autorités du pays meurent comme cela dans la même année, après avoir complètement disparu de la scène plusieurs mois avant. Pour le moment, impossible de savoir qui a raison ou qui a tort.