Actualités of Saturday, 24 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Mort présumée de Paul Biya : Christian Ntimbane lâche une bombe

'Où est passé le président Paul Biya ?' 'Où est passé le président Paul Biya ?'

Dans une tribune intitulée « Où est passé le président Paul Biya ? », Christian Ntimbane Bomo, président exécutif du parti HERITAGE, s’interroge sur l’absence prolongée du chef de l’État camerounais et réclame des preuves publiques de sa présence et de sa capacité à gouverner. Il évoque les rumeurs persistantes sur sa situation, les démentis de son entourage et les incertitudes institutionnelles et économiques liées à la succession au sommet de l’État. Christian Ntimbane Bomo estime que la publication de décrets présidentiels ne suffit pas à dissiper les doutes et appelle à davantage de transparence sur l’état et l’exercice effectif du pouvoir présidentiel.

L’exigence de preuves de vie du président de la République est une obligation inhérente à l'exercice de sa charge que ses habitudes ou pratiques de disparitions et réapparitions les années antérieures, ne peuvent éluder ou relativiser la préoccupation.

Le peuple camerounais a le droit légitime et permanent de savoir et de s'interroger si le chef de l'État est en vie et en pleine possession de ses moyens physiques lui permettant d'exercer en toute conscience la délicate fonction présidentielle.

Les rumeurs persistantes sur sa disparition, largement relayées ces derniers temps sur X, ont d’ailleurs contraint récemment le directeur du Cabinet civil, M. Samuel Mvondo Ayolo à faire un démenti, notamment auprès de Jeune Afrique.

Parallèlement, des publications de la presse internationale continuent à insinuer son absence de la Présidence de la République à l'instar du Washington Post, qui, le 22 octobre 2026, a fait état de sa présence supposée en Suisse plutôt qu'à Yaoundé.

Au-delà de sa survie physique, la question de ses « preuves de vie » soulève celle, cruciale, de sa capacité réelle à gouverner.
Cette incertitude institutionnelle intervient dans un contexte économique particulièrement fragile.

Les investisseurs et les créanciers de l’État constatent déjà une dégradation de la notation financière du Cameroun, directement liée à l'augmentation du risque politique et au flou qui entoure l'alternance au sommet de l’État.

Dans ce cadre, la simple publication de décrets présidentiels ne saurait suffire de preuve irréfutable, la généralisation des signatures électroniques ou scannées dans les administrations modernes relativisant la portée de ces documents administratifs.

Le doute légitime des citoyens est renforcé par de récents choix protocolaires.

À titre d'exemple, la réception officielle du secrétaire général d'Interpol a été déléguée au ministre secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), alors qu’une apparition publique du chef de l'État aurait immédiatement éteint les rumeurs d'incapacité, d'absence prolongée ou de décès.

Sur le plan macro-juridique, la Constitution camerounaise impose implicitement une obligation de visibilité au chef de l'État.

En disposant que le président de la République incarne l'autorité de l'État et le représente dans tous les actes de la vie publique, la loi fondamentale consacre le caractère indispensable de sa présence physique et symbolique au cœur de la nation.

Où est donc Paul BIYA?

Par Christian Ntimbane Bomo
Président Exécutif du Parti HERITAGE.