Actualités of Sunday, 9 August 2026

Source: www.camerounweb.com

Mort de Paul Biya et vacances du pouvoir :Cabral Libii sort le grand jeu

« Sans vice-président, pas de vacance du pouvoir. » C'est la lecture juridique sans concession de Cabral Libii, président du PCRN, qui écarte la polémique sur l'absence prolongée de Paul Biya. Selon lui, la révision constitutionnelle du 14 avril 2026 a modifié l'article 38 de la loi sur le Conseil constitutionnel, attribuant au seul vice-président la compétence pour saisir la haute juridiction en vue de constater l'empêchement définitif du chef de l'État. Les anciennes dispositions qui accordaient au président de l'Assemblée nationale cette possibilité n'auraient pas été maintenues. Conséquence : en l'absence de vice-président nommé, aucune saisine du Conseil constitutionnel ne pourrait être effectuée. « Tant qu'un vice-président n'est pas nommé, l'empêchement définitif ne peut être, en théorie, constaté », soutient-il. Le débat, pour le président du PCRN, ne porte donc pas sur la durée de l'absence présidentielle, mais sur la procédure juridique : sans vice-président, la vacance du pouvoir ne peut être officiellement constatée.





POLITIQUE - ABSENCE DE PAUL BIYA : CABRAL LIBII ÉCARTE LA POLÉMIQUE SUR LA VACANCE DU POUVOIR.


La polémique autour de l’absence prolongée du président de la République, Paul Biya, ne trouve pas grâce aux yeux de Cabral Libii. Pour le président du PCRN, le débat sur une éventuelle vacance du pouvoir est, en l’état actuel du droit, « un non-sens » et n’a pas de raison d’être. Dans une mise au point présentée comme pédagogique, Cabral Libii s’appuie sur la révision intervenue le 14 avril 2026 pour expliquer sa lecture du mécanisme constitutionnel relatif à l’empêchement définitif du chef de l’État. Selon lui, cette réforme a modifié l’article 38 de la loi de 2004 portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel. La nouvelle disposition attribuerait au seul Vice-président de la République la compétence pour saisir le Conseil constitutionnel afin de faire constater l’empêchement définitif du président, conformément à l’article 6 (6) de la Constitution.
Cabral Libii insiste également sur un point qu’il considère déterminant : la réforme du 14 avril 2026 n’aurait pas prévu le maintien des anciennes dispositions de l’article 38 qui accordaient au président de l’Assemblée nationale la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel dans une telle situation. Pour le président du PCRN, cette nouvelle architecture juridique serait donc entrée en vigueur dès le 14 avril 2026. La conséquence qu’il en tire est directe : en l’absence de Vice-président de la République nommé, aucune saisine du Conseil constitutionnel sur le fondement de l’empêchement définitif ne pourrait, en théorie, être effectuée par l’ancien titulaire de cette compétence. « Tant qu’un Vice-président n’est pas nommé, l’empêchement définitif ne peut être, en théorie, constaté », soutient ainsi Cabral Libii. Cette lecture intervient alors que l’absence du président Paul Biya alimente régulièrement les interrogations sur le fonctionnement de l’exécutif et sur les mécanismes constitutionnels applicables en cas d’empêchement du chef de l’État.
Le débat soulevé par le président du PCRN porte donc moins, dans son argumentation, sur la durée de l’absence présidentielle que sur la procédure juridique permettant de constater officiellement un éventuel empêchement définitif. Son raisonnement repose sur une modification précise du dispositif légal : depuis le 14 avril 2026, la saisine du Conseil constitutionnel pour constater l’empêchement définitif serait exclusivement rattachée à la fonction de Vice-président. Or, souligne-t-il, cette fonction n’a pas encore été pourvue. Ainsi, pour Cabral Libii, parler à ce stade de vacance du pouvoir sans tenir compte de cette nouvelle disposition juridique reviendrait à ignorer le mécanisme désormais prévu par la loi. La question centrale devient alors celle de l’application concrète de cette réforme et de ses conséquences institutionnelles en l’absence de Vice-président. La polémique sur l’absence du chef de l’État reste donc ouverte sur le terrain politique, mais Cabral Libii entend la ramener sur celui du droit : sans Vice-président habilité à saisir le Conseil constitutionnel, la procédure de constat de l’empêchement définitif ne pourrait, selon son interprétation, être engagée dans les conditions prévues par la nouvelle loi.