Actualités of Monday, 27 July 2026

Source: www.camerounweb.com

Modeste Mopa : un haut fonctionnaire au cœur des zones d'ombre du régime

Image illustrative Image illustrative

Modeste Mopa, ancien directeur général des Impôts, est au centre d'une controverse administrative et politique. Mis en disponibilité le 25 janvier 2023 pour une durée strictement encadrée de trois années, son statut administratif est arrivé à échéance le 24 janvier 2026. Pourtant, il n'a toujours pas regagné le Cameroun, et son absence prolongée, couplée à son nom apparu dans l'affaire Martinez Zogo, suscite de nombreuses interrogations.


Le 25 janvier 2023, Modeste Mopa, alors directeur général des Impôts, était mis en disponibilité pour une durée de trois ans. Une décision qui avait surpris les observateurs, d'autant que l'intéressé avait été entendu dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Martinez Zogo, notamment pour des liens présumés avec le patron du groupe L'Anecdote, Jean-Pierre Amougou Belinga.

Le 24 janvier 2026, cette disponibilité a pris fin. Trois jours plus tard, le 27 janvier, il aurait dû réintégrer l'administration. Près de six mois plus tard, il n'en est rien.

Un nom apparu dans l'affaire Martinez Zogo
Le nom de Modeste Mopa est apparu dans le cadre de l'affaire Martinez Zogo. Selon des informations révélées par le colonel Jean-Pierre Otoulou lors de son témoignage au Tribunal militaire de Yaoundé, l'ancien directeur général des Impôts aurait eu des liens avec Jean-Pierre Amougou Belinga.

Des rumeurs persistantes évoquent un réseau d'influence et de trafics d'influence impliquant plusieurs hauts fonctionnaires et hommes d'affaires, parmi lesquels Modeste Mopa figurerait.

Une question qui interpelle
Au-delà des rumeurs, une question demeure : quand Modeste Mopa revient-il au Cameroun ? Une question qui, pour les observateurs, est un « devoir de transparence, un devoir de souveraineté, un devoir de respect envers le peuple camerounais ».

L'absence prolongée de ce haut fonctionnaire, couplée à son implication présumée dans des affaires sensibles, jette une ombre sur la gestion des ressources humaines de l'État et sur la capacité des institutions à garantir la transparence.

Une République qui ne peut laisser flotter les zones d'ombre
« La République, la nôtre, ne peut pas se permettre de laisser flotter des zones d'ombre autour d'un haut fonctionnaire dont la disponibilité est arrivée à son terme », souligne un observateur. « Elle ne peut pas se permettre de laisser croire que les règles administratives sont à géométrie variable. »

La voix la plus autorisée de l'État doit répondre. Non pas pour satisfaire une polémique, mais pour honorer la République. Non pas pour protéger un homme, mais pour protéger l'institution. Car la confiance, dans un État, est une nécessité. Elle est ce qui permet à la nation de tenir debout, même dans les tempêtes.