Actualités of Sunday, 25 January 2026

Source: www.camerounweb.com

Mireille Fomekong répond à Louis-Marie Kakdeu, après sa sortie de CLUB D’ÉLITES sur Vision 4, au sujet du GECAM

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Après les critiques formulées par Louis-Marie Kakdeu sur Vision4 au sujet de la récente prise de position du Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM), la réponse ne s'est pas faite attendre. Mireille Fomekong réplique avec vigueur, qualifiant les propos de l'universitaire de « légers » et dénonçant une confusion volontaire. Elle défend avec fermeté le rôle légitime du patronat, acteur clé de l'économie nationale, dans le débat sur l'impasse gouvernementale actuelle. Un échange qui souligne la tension croissante entre le monde politique et économique, dans un contexte de paralysie inquiétante.





Mireille Fomekong répond à Louis-Marie Kakdeu, après sa sortie de CLUB D’ÉLITES sur Vision 4, au sujet du GECAM

"Monsieur Louis Marie Kakdeu
Le GECAM, en tant que partenaire social, est parfaitement dans son rôle lorsqu’il appelle à un gouvernement de rupture et d’action. S’en étonner relève soit de l’ignorance, soit de la mauvaise foi.
Entendre Louis Marie Kakdeu (présenté comme universitaire) commenter avec autant de légèreté la sortie du GECAM est pour le moins sidérant. Il confond volontairement l’institution GECAM, qui représente des milliers d’entrepreneurs, avec les choix citoyens, libres et légitimes, de certains de ses membres.
Faut-il lui rappeler qu’aucune décision économique sérieuse ne se prend dans un pays normal sans concertation avec le patronat ? Le GECAM contribue à plus de 75 % de l’assiette fiscale nationale. Il parle aujourd’hui au nom de centaines d’entreprises paralysées depuis l’élection présidentielle du 12 octobre, dans un pays plongé dans une léthargie économique due à l’absence de gouvernement.
La paralysie du port de Douala en est une illustration éclatante. Dire que la question gouvernementale ne concerne pas le GECAM, c’est nier l’évidence : politique, gouvernance et économie sont indissociables. Qu’un « universitaire » feigne de l’ignorer interroge.
Aucun secteur ne fonctionne. Tout est à l’arrêt à cause de l’immobilisme politique. Dans ce contexte, vouloir faire taire le GECAM est tout simplement absurde. Il serait temps que Monsieur Kakdeu distingue personnes physiques et personnes morales, et comprenne qu’adhérer ou non à un homme politique relève d’un choix libre; jamais d’une obligation. Personne n’est obligée de l’écouter ou de le soutenir.
À ce rythme, Joshua Osih, entrepreneur avant d’être politique et proche du patronat, doit écouter son militant avec de grands yeux. Et sans doute avec une certaine inquiétude."
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