Actualités of Monday, 5 October 2026
Source: www.camerounweb.com
Le 30 septembre 2026, à dix jours de la cérémonie annoncée pour le 10 octobre, lit-on dans la parution numéro 1078 de l’Indépendant, le différend autour de la succession à la tête du canton Akwa a pris une nouvelle tournure.
La tension était électrique à Mbanya où une cérémonie rituelle inscrite dans le programme préparatoire au sacre du Dr Louis Din Dika Akwa était annoncée, poursuit le média que nous citons.
Le déploiement massif de plus d’une centaine d’agents de la police municipale a fait l’effet d’une étincelle sur une poudrière. Face aux boucliers et aux forces de l’ordre, les habitants et notables locaux refusent de fléchir et crient à la provocation.
Des gaz lacrymogènes ont été utilisés sur place, pour disperser les opposants à cette cérémonie. À travers ces incidents, relève notre source, se trouve un différend beaucoup plus ancien : celui du statut de Mbanya et, au-delà, de la légitimité de la succession au trône Akwa.
Les contestataires du sacre de Louis Din Dika soutiennent que Mbanya constitue une entité coutumière distincte et rappellent l’existence d’un arrêté administratif de 2020 ainsi que d’une reconnaissance coutumière qu’ils attribuent à feu Louis Charles Din Dika Akwa III.
Pour eux, organiser une étape du sacre à Mbanya constitue donc un choix particulièrement contesté. La fracture apparaît également au sein des familles et de la notabilité, apprend-on. Selon le camp opposé au sacre, 10 chefs de familles sur 11 de Boneleke auraient fait allégeance à Mbanya et soutiendraient Ngando Ebongue Akwa comme chef supérieur du canton.
Les mêmes contestataires affirment que 5 foyers sur 7 de la famille régnante Bonadika, ainsi que 9 notables sur 11 du village royal, auraient également porté leur choix sur le Prince Jean Pascal Ngando Ebongue Akwa. Ces chiffres et ces positions sont toutefois avancés par les opposants au processus actuel de succession.