Actualités of Saturday, 31 October 2026

Source: www.camerounweb.com

Mauvaise nouvelle pour Issa Tchiroma Bakary : nouveau rebondissement

Après la suspension du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC) d'Issa Tchiroma Bakary, les soutiens se multiplient au sein de l'opposition. Le président national du Mouvement Patriotique du Salut Camerounais (MPSC), Aboubakar Siddiki, a pris position en faveur du parti suspendu, dénonçant l'utilisation du dispositif administratif pour neutraliser un adversaire politique et soulevant la question de l'équité du jeu démocratique à l'approche des élections de 2027.

C'est une déclaration qui vient renforcer le front des voix critiques contre la décision du ministère de l'Administration territoriale. Quelques jours après la signature de l'arrêté suspendant le FSNC pour trois mois, le président national du MPSC, Aboubakar Siddiki, sort de sa réserve pour exprimer sa « profonde préoccupation ».

Un soutien affiché au FSNC

Selon la déclaration rendue publique et signée par le secrétaire national du parti, Bela Jean Claude Roger, le MPSC apporte son « soutien au FSNC » et dénonce une mesure qui « met en lumière ce que plusieurs acteurs de l'opposition considèrent comme une manœuvre de neutralisation politique ».

Le texte souligne que cette suspension « intervient à l'approche de la préparation des élections législatives et municipales prévues en 2027 ». Une coïncidence temporelle qui, pour le MPSC, n'est pas anodine et qui pose question sur les intentions réelles du pouvoir.

L'utilisation du dispositif réglementaire en question

Au-delà du cas spécifique du FSNC, Aboubakar Siddiki pose une question de fond : celle de « l'utilisation du dispositif réglementaire et administratif dans les rapports entre le pouvoir et ses adversaires politiques ».

Une manière de dire que les outils administratifs, censés encadrer la vie politique, seraient détournés de leur fonction pour affaiblir l'opposition. Le MPSC rejoint ainsi les critiques du PCRN, qui avait déjà appelé le ministre Paul Atanga Nji à reconsidérer sa décision.

L'égalité des chances en débat

La déclaration du MPSC replace au centre des débats « la question de l'égalité des chances entre les formations politiques, de la liberté d'association et des garanties nécessaires à une compétition électorale véritablement pluraliste ».

Une interpellation qui intervient dans un contexte où plusieurs partis d'opposition dénoncent un durcissement du régime à leur égard, entre suspensions, interdictions de réunions et pressions diverses.