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General News of Monday, 28 May 2018

Source: L'Essentiel N°N°163

Massacres de Santa: voici ce qui s’est réellement passé à Pinyin

Sept militaires blessés, trois otages tués et une trentaine de sécessionnistes abattus. Tel est le bilan de l’assaut lancé par l’armée en vue de la libération desdits otages.

ls détenaient 20 otages dans la localité de Santa dans le département de la Mezam, région du Nord-ouest et plus précisément dans le village Pinyin. Pour leur libération, les forces de défense nationales ont entamé des négo- ciations qui n’ont pas abouti.

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Tout commence à 21 heures dans la nuit du jeudi 24 mai au 25 mai 2018 quand l’armée décide de lancer l’assaut après l’exécution sommaire de trois otages parmi les 20 détenus par les sécessionnistes, a-t-on appris des sources proches du ministère de l’Administration territoriale. Le présumé général des sécessionnistes se fai- sant appeler Johnson a ainsi péri dans l’attaque autant que tous ses frères d’armes, soutiennent les mêmes sources.

Les fins limiers du renseignement militaire étaient sur la piste des terroristes depuis au moins deux mois. Ils ont été informés qu’ils se trouvaient dans la zone du Nord-ouest au village Pinyin. Faisant du crime et de de l’enlèvement leur fonds de commerce, ces terroristes ont finalement été rattrapés par les forces de sécurité camerounaises. Après plus d’une heure de négociation pour les ramener à la raison, afin d’éviter des pertes en vies humaines, l’armée came- rounaise a finalement opté pour la solu- tion radicale, celle de passer à l’offensive.

De sources bien introduites, on dénom- bre 20 armes de guerres saisies, 15 armes de chasse et plus de 200 munitions retrouvées. Alors que les terroristes avaient tissé un réseau mafieux en demandant des rançons, les forces de sécurité et de défense ont, en procédant à la fouille minutieuse des locaux occu- pés par ces derniers, découvert en leur possession une somme de 20 millions de FCFA.

Les militaires ont également retrouvé cinq bérets des forces de sécurité et de défense, dont trois pour la gendarmerie nationale, présentés comme apparte- nant aux éléments tués à Belo et à Bali, et aussi deux bérets de policiers tués à Batibo dans le Nord-ouest. « La guerre que mène l’armée camerounaise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest n’a plus rien à voir avec les revendications anglophones », indique le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji.

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En effet, le mode opératoire de ces bandits consiste à se déporter vers le département du Lebialem, plus précisément dans les vil- lages Wabane, Alou et Mendji dans le Sud-ouest. Une fois les otages appréhen- dés, ils exigent des sommes farami- neuses à l’Etat du Cameroun pour pro- céder à un réarmement qui leur permet de poursuivre leur sale besogne, mettant en difficulté le vivre-ensemble national.