Actualités of Monday, 23 February 2026

Source: www.camerounweb.com

Massacre de Ngarbuh : le verdict vient de tomber pour les trois militaires accusés

Le verdict Le verdict

Six (06) ans après le massacre de Ngarbuh, le tribunal militaire de Yaoundé a rendu son verdict : en l’absence d’un des accusés, en fuite, les trois autres, tous militaires, ont écouté, debout, la lecture du délibéré pendant plus d'une demi-heure, écrit le journal L'indépendant dans un de ses articles sortis le 23 février.

Ils ont été condamnés à dix (10), huit (08) et cinq (05) ans de prison ferme. Ils étaient jugés pour des faits commis le 14 février 2020. Ce jour-là, une vingtaine de civils avaient été tués, dont une dizaine d'enfants.

L’enquête ouverte par l’armée sur « malheureux incident » avait conclu à la responsabilité de trois militaires dits « incontrôlés » et désobéissant aux ordres, avec l'aide d’un groupe de miliciens. Selon Me Sother Menkem, avocat de la partie civile, cette condamnation est « une caresse dans le sens du poil ».

Il regrette que les donneurs d’ordre aient échappé à la justice. « Les accusés, devant la barre, ont toujours réitéré qu'ils avaient reçu les ordres de leur hiérarchie et ils opéraient sous les instructions du sous-préfet du Ndu, à ce moment-là, et du commandant du 51e Bataillon d'intervention motorisée. Les donneurs d'ordres n'ont jamais été inquiétés », conclut-il.

Me Georgie Massi, avocat des familles des victimes, évoque un procès singulier. « Il s'agit quand même d'un procès qui concerne un massacre qui a eu des échos retentissants, rappelle-t-il. Nous avions un environnement politique assez délicat. Nous avons des victimes qui ont disparu dans des conditions atroces. Nous avons des ayants droits qui avaient peur de venir déposer ».

Les avocats des accusés considèrent que leurs clients étaient dans l’exercice de leurs fonctions. Me Athanase Henri Atangana, avocat de la défense, insiste : « Les accusés ont agi par légitime défense. Nous allons nous concerter avec nos clients, pour voir s'ils sont d'accord pour que nous interjetions appel ». Les différentes parties ont dix (10) jours pour interjeter appel.