L’opération vise un stock important, mais le phénomène prospère sur les prix, les ruptures et les circuits de distribution. La réponse doit conjuguer répression et accès aux médicaments sûrs.
La compagnie de gendarmerie de Yaoundé 1er a saisi cette semaine, au marché central, un stock de produits pharmaceutiques illicites estimé à plusieurs dizaines de millions de FCFA. L’opération retire des produits potentiellement dangereux du circuit, sans suffire à expliquer leur provenance ni leur destination.
Le commerce illicite prospère lorsque les patients cherchent des prix plus bas, des produits indisponibles ou des vendeurs proches. L’absence de traçabilité expose à des substances falsifiées, mal dosées ou conservées dans de mauvaises conditions. Les conséquences vont de l’échec thérapeutique à la résistance antimicrobienne et à l’intoxication.
L’enquête doit remonter la chaîne : importateurs, entrepôts, transporteurs et points de vente. En parallèle, les autorités doivent faciliter l’identification des pharmacies autorisées, renforcer la pharmacovigilance et réduire les ruptures dans les circuits légaux. Communiquer la liste des produits et leur origine, sans compromettre la procédure, aiderait les professionnels et le public à évaluer le risque.









