Absent lors de la cérémonie des vœux au Palais d'Étoudi, le Président du Sénat Marcel Niat Njifenji, deuxième personnalité de l'État et successeur constitutionnel du Chef de l'État, n'a pas été aperçu en public depuis plusieurs semaines. Son silence alimente rumeurs et interrogations sur sa capacité à exercer ses fonctions.
« Au Palais d’Étoudi, le protocole a perdu sa boussole. Alors que le ballet des corps constitués défile pour le traditionnel rituel des vœux, le grand absent monopolise toutes les discussions : Marcel Niat Njifenji. En brillant par son invisibilité, la deuxième personnalité de l’État transforme une cérémonie de routine en une énigme politique majeure. » Entre rumeurs de santé fragile et silence institutionnel, enquête sur un fauteuil vide qui pose question.
Le Palais de l’Unité a rarement connu un tel vide protocolaire. Ce jeudi 8 janvier 2026, lors de la présentation des vœux au Chef de l’État Paul Biya, un siège est resté désespérément vide : celui de Marcel Niat Njifenji. Si l’absence du Président de l’Assemblée Nationale, Cavayé Yéguié Djibril, a été compensée par son retour en scène ce vendredi à Ngoa-Ekellé, le mutisme autour du patron du Sénat devient assourdissant.
Dans l’ordre de succession constitutionnel, Marcel Niat Njifenji est l'homme qui doit assurer l'intérim en cas de vacance à la présidence. À 91 ans, chacune de ses apparitions est scrutée comme un bulletin de santé de la nation. Son absence à la plus grande messe diplomatique de l'année n’est pas un simple détail d’agenda, c’est un signal politique majeur.
Selon des sources proches de l’institution, le Président du Sénat n'aurait pas été aperçu en public depuis plusieurs semaines. Fidèle à une habitude désormais ancrée, l’hypothèse d’un nouveau séjour médical prolongé en Europe circule dans les milieux informels de la capitale. Cependant, aucune communication officielle n’est venue confirmer ou infirmer ces spéculations, laissant la porte ouverte aux théories les plus folles sur les réseaux sociaux.
Contrairement à l’Assemblée Nationale qui a vibré ce vendredi pour sa propre cérémonie de vœux, le Sénat semble figé dans l'attente. Aucune réception officielle n'a été annoncée au Palais des Congrès pour permettre aux sénateurs de rendre hommage à leur président. Ce contraste saisissant entre les deux chambres du Parlement renforce l’idée d’une incapacité temporaire, voire durable, du deuxième personnage de l’État.
Au Cameroun, la santé des hauts dirigeants est souvent traitée comme un "secret défense". Pourtant, en 2026, face à une opinion publique de plus en plus exigeante et connectée, ce manque de transparence alimente l’incertitude. Le pays peut-il se permettre de voir l’un de ses piliers institutionnels s’effacer sans explication au moment où les défis de l’élection présidentielle de 2025 sont encore dans tous les esprits ?
La question reste sur toutes les lèvres à Yaoundé : Marcel Niat Njifenji est-il encore en capacité de tenir le perchoir, ou assistons-nous à la fin d’un règne dans la plus totale discrétion ?
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