Dans une déclaration officielle, le Dr Olive Ngobo met en cause la juge d’instruction du Tribunal militaire de Yaoundé à qui elle reproche d’avoir délivré, le 10 mars 2026, un acte judiciaire dans une procédure l’opposant au vice-amiral Joseph Fouda et à d’autres personnes. Elle considère le mandat comme illégal et accuse la magistrate de détournement de compétence, de déni de justice et d’abus d’autorité, tout en annonçant des poursuites pénales et disciplinaires.
À L’ATTENTION DE MADAME LE LIEUTENANT-COLONEL MVOA NZIE Berthe epse TAMBE EBOT, JUGE D’INSTRUCTION PRÈS LE TRIBUNAL MILITAIRE DE YAOUNDÉ!
Peuple Camerounais,
Chers compatriotes de la diaspora, Mesdames et Messieurs, honorables membres de la communauté internationale en vos rangs, titres et qualités,
Je prends connaissance ce matin de la circulation sur les réseaux sociaux d’un acte dont j'ignorais l'existence, signé du 10 mars 2026 par Madame le Lieutenant-Colonel Magistrate MVOA NZIÉ Berthe, épouse TAMBE EBOT, juge d’instruction près le Tribunal Militaire de Yaoundé, en charge du dossier opposant le Vice-amiral Joseph FOUDA à Monsieur Parfait MBAPOU et consorts, procédure dans laquelle je rappelle n'être visée par aucune plainte et où je suis la victime d'une machination flagrante.
Je m’adresse ici directement et solennellement à cette magistrate instructeur qui semble oublier sa mission, pour lui rappeler les exigences et la gravité du serment qu’elle a prêté.
Madame le Lieutenant-Colonel MVOA NZIE Berthe, lisez moi attentivement et que ma communication intègre votre esprit! Je ne sais au sein de quelle école vous avez appris l'éthique de votre fonction, mais sachez une chose : bien avant votre admission à l'EMIA, la grande famille des Forces de Défense camerounaises m'était déjà familière pour y avoir grandi depuis ma naissance d'un père militaire. Si j’avais embrassé la carrière des armes, nous porterions aujourd'hui le même grade et serions de la même promotion. Votre statut d'officier et vos galons ne m'impressionnent donc en rien.
Je ne me présenterai plus par-devant votre juridiction dans le cadre de cette affaire tant que vous n’êtes pas prête de faire toute la lumière et dire la vérité au sujet de la participation du Vice-amiral Joseph FOUDA qui est au cœur du mécanisme de toutes les escroqueries. Je vous laisse dès lors apprécier l'opportunité de faire usage de contraintes ou de voies de fait en instrumentalisant votre position institutionnelle.
Dès lors que vous choisissez d'instrumentaliser la justice en acceptant de conduire des procédures sur commande, des dossiers signalés au mépris des règles procédurales et en violation manifeste des règles de compétence, il devient nécessaire de rafraîchir votre mémoire. Voici le rappel strict des missions et des limites légales fixant la compétence du Tribunal Militaire :
Selon la LOI N° 2008/015 DU 29 DECEMBRE 2008 PORTANT ORGANISATION JUDICIAIRE MILITAIRE ET FIXANT DES REGLES DE PROCEDURE APPLICABLES DEVANT LES TRIBUNAUX MILITAIRES:
EN SON CHAPITRE : DE LA COMPETENCE
Article 7 : le tribunal militaire est seul compétent pour connaitre :
a) – des infractions purement militaires prévues par le code de justice militaires ;
b) – des infractions de toute nature commises par des militaires avec ou sans co-auteurs ou complices civils, soit à l'intérieur d'un établissement militaire, soit dans l'exercice de ses fonctions.
c) – des infractions à la législation sur les armes à feu de guerre ou de défense ;
d) du vol avec port d'arme à feu ;
e) – des infractions de toute nature ou se trouve impliqué un militaire ou assimilé, perpétré en temps de guerre ou dans une région soumise à l'état d'urgence ou d'exception ;
f) – des infractions de toutes nature commises par des personnes civiles dans un établissement militaire ayant soit occasionnés des dommages aux équipements militaires, soit porté atteinte à l'intégrité physique d'un militaire ;
g) – de toutes les infractions relatives à l'achat, la vente, la confection, la distribution, le port ou la détention d'effets ou insignes militaires tels que définis par des règlements militaires.
h) – de toutes les infractions relatives à celles prévues ci-dessus.
Article 8 : les mineurs de quatorze (14) à dix-huit (18) ans, auteurs ou complices des faits
visés à l'article 7 sont justiciables des juridictions de droit commun.
Article 9 : les étrangers auteurs ou complices des faits visés à l'article 7, sont justiciables du tribunal militaire sous réserve des conventions internationales prévoyant un privilège de juridiction ou règles relatives aux immunités diplomatiques.
En conséquence, ce prétendu mandat est nul et de nul effet!
Il convient de vous rappeler une règle élémentaire de procédure : les infractions supposées/infondées de tentative d’escroquerie relèvent de la compétence exclusive des Tribunaux de Droit Commun et ne sauraient en aucun cas justifier la saisine du Tribunal Militaire. Je vous rappelle comment faire votre travail en toute légalité!
J’attends de voir de pieds ferme qui osera exécuter un mandat entaché d’une illégalité aussi flagrante. Dans l’intervalle, préparez-vous à répondre de vos actes : je vous ferai honneur en collant un procès pénales et disciplinaires à votre encontre pour détournement de compétence, violation grave du serment de magistrat, déni de justice et abus d’autorité, harcèlement judiciaire afin que soient tirées toutes les conséquences légales quant à votre maintien au sein des Forces de Défense et de la Magistrature.
VOUS N'ALLEZ PAS ME DEPASSER DANS CE PAYS, PEU IMPORTE LE NOMBRE DES COMMANDITAIRES, DES EXÉCUTANTS ET DES COMPLICES! CE QUE VOUS CHERCHEZ SUR MA TÊTE VOUS SERA SERVI AVEC RÉCIPROCITÉ! JE VOUS AFFRONTERAIS TOUS
Dr. Olive NGOBO









