Les faits sont confirmés par le journal l’Indépendant, numéro 1042, qui dit que fin 2020, une vague de convocations a été lancée par le Contrôle supérieur de l’État (Consupe) visant plusieurs dizaines de hauts responsables et gestionnaires de fonds publics (directeurs, recteurs, etc.) qui sont soupçonnés de malversations financières.
Le directeur général du Budget, Cyrill Edou Alo'o n’a pas échappé à ce mouvement, après son audition par les fins limiers du Tribunal criminel spécial (TCS). Parce qu’assurant la tutelle sur les services liés aux finances publiques et à la solde, son audition en 2020 visait à clarifier les responsabilités au sein du ministère des Finances concernant la gestion de la cellule informatique et des salaires.
L'enquête judiciaire cherchait alors à déterminer les failles et les complicités potentielles ayant permis la création des faux comptes sur une aussi longue période. De manière concrète, son audition a principalement consisté à éclairer la justice sur l'organigramme, la hiérarchie et les responsabilités précises des informaticiens et agents impliqués dans la gestion de la cellule informatique de la direction de la solde.
À la suite du démantèlement de ce réseau de faux rappels de salaires et de la condamnation de ses instigateurs, plusieurs cadres et responsables du Minfi ont été inquiétés ou entendus dans le cadre de l'enquête visant à démanteler entièrement la chaîne de fraude.
Parallèlement à l’enquête judiciaire, une mission du Contrôle supérieur de l’État a été dépêchée sur très hautes instructions du chef de l’État, dans le but d’effectuer des travaux d’audit et de l’exploitation des documents liés à ce scandale.
Le rapport est tout simplement incendiaire et relève un pan bien caché de l’affaire et des responsabilités bien établies jusqu’au sommet de ce département ministériel. Les chiffres donnent froid au dos. Attachez vos ceintures !









