Actualités of Thursday, 6 August 2026
Source: www.camerounweb.com
Le snackbar en question se fait appeler « Le click plus ». La dénonciation vient des riverains qui ont fait des constats. La situation est puérile et quelque chose doit être faite, résume Boris Bertolt sur sa page Facebook.
Les nuisances sonores demeurent une source récurrente de tensions dans plusieurs quartiers de la capitale. À la nouvelle route Jouvence, des habitants accusent le snackbar cité de leur imposer, depuis plusieurs années, un niveau de bruit qu’ils jugent insupportable, au point d’affecter leur santé, leur sommeil et leur qualité de vie.
Selon le témoignage d’une riveraine, les plaintes adressées aux autorités compétentes n’auraient, jusqu’à présent, produit aucun résultat concret : « Nous avons porté plainte à plusieurs reprises, mais rien ne change », affirme-t-elle, décrivant un quotidien rythmé par une musique diffusée à très fort volume jusque tard dans la nuit.
Selon le lanceur d’alerte Bertolt, il s’agit maintenant d’un voisinage à bout de souffle. « Les habitants expliquent que les activités du snackbar se prolongeraient régulièrement jusqu’aux petites heures du matin. Les basses puissantes et les animations musicales empêcheraient de nombreux riverains de dormir normalement », lit-on sur son mur.
Aussi, enchaîne-t-il, les vibrations seraient telles que les fenêtres de son logement tremblent pendant les soirées organisées dans l’établissement. Cette Situation dure depuis plusieurs années, sans qu’aucune mesure durable ne soit prise.
Parlant des conséquences, Boris Bertolt écrit : « Au-delà de l’inconfort, les riverains évoquent des conséquences sur leur état de santé. Une ancienne propriétaire aurait quitté son propre domicile il y a environ trois ans, estimant que les nuisances sonores aggravaient son hypertension. Une autre, à chaque fois que sa mère lui rend visite, elle est contrainte de lui réserver une chambre d’hôtel afin de lui éviter des nuits blanches ».
Par ailleurs, une autre propriétaire a récemment dépensé plus de 100 000 francs CFA en examens médicaux après avoir souffert de violents maux de tête qu’elle associe au manque de sommeil provoqué par les nuisances sonores. « Il nous arrive de nous coucher et d’attendre deux ou trois heures avant de pouvoir trouver le sommeil tellement le bruit est intense », témoigne un riverain.
Malheureusement pour eux et pour elles, les animations se prolongent le week-end. Les habitants partagent que certains samedis et dimanches, plusieurs disc-jockeys viendraient participer à des animations ou compétitions organisées au sein du snack, prolongeant les nuisances sonores durant une grande partie de la journée. « Les riverains disent avoir tenté à plusieurs reprises d’engager un dialogue avec le responsable de l’établissement afin qu’il réduise le volume de la musique. Selon eux, ces démarches seraient restées sans effet », fait savoir Bertolt.