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General News of Monday, 21 December 2015

Source: carmer.be

'Méditations de prison' de Titus Edzoa sera dédicacé à Yaoundé


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Edité par Karthala en 2O12, l’ouvrage  qui parle essentiellement des relations entre le régime Biya et les sectes sataniques, à cause de l’incarcération de 17 ans de son auteur, n’avait  pu être défendu publiquement.

Célèbre et controversé personnage du landerneau politique camerounais, Edzoa Titus Rigobert dit Nabou pour sa grande famille du village  Mbalgong  près de Mbankomo, région du Centre, va, a-t-on appris de sources fiables, enfin défendre « Méditations de prison », son livre écrit depuis sa cellule de neuf mètres carrés du secrétariat d’Etat à la défense (Sed).  Une prison  où  il a passé 17 ans.
 
L’ouvrage de 158 pages préfacé par Odile Tobner, la veuve de l’écrivain camerounais Mongo Beti, laquelle avait refusé les condoléances du chef de l’Etat suite au décès de son époux en octobre 2001, porte sur les révélations mystico-religieuses pratiquées par la classe dirigeante du pays. Dans sa préface, Odile Tobner trahit d’emblée la tonalité de l’écriture que couche avec une langue outrancièrement littéraire  pour un médecin, le Pr Titus Edzoa. « Les méditations qu’il (Titus Edzoa, Ndlr) sur son expérience de la captivité, de la solitude mais aussi sur le thème spéculatif des nombres, Dieu, sont toutes marquées par la lucidité, la limpidité, la clarté résultant de la maîtrise de l’esprit et de la parole qui sont siennes, loin des fantasmes et des élucubrations que des esprits faibles peuvent concevoir au contact des réalités qui les écrasent », peut-on lire dans la préface qu’assume la veuve de l’auteur de « Le Pauvre Christ de Bomba », et de « Ville cruelle ».

Né  le 04 janvier 1945 à Bonabéri (Douala), et grand maître de la Rose-Croix, une secte ésotérique, Titus Edzoa a fait des études de médecine à Milan en Italie,  d’où il en sort docteur en chirurgie en 1975. Entre 1976  et  1985, il enseigne au Centre universitaire des sciences de la santé (Cuss), de la seule université camerounaise de l’époque  basée à Yaoundé, et  officie dans plusieurs hôpitaux du pays. Agrégé de médecine en 1985, il devient ministre chargé des missions à la présidence de la République un an plus tard, puis conseiller spécial de la même institution, avant d’être promu ministre de l’Enseignement supérieur en 1992. Entre temps, affirme-t-on, le Pr Titus Edzoa est aussi le médecin personnel de Paul Biya.

Fort initié  dit-on aux ordres mystico-religieux et aux arts martiaux, Titus Edzoa arrive au pic de son ascension administrative lorsqu’il est  promu secrétaire général de la présidence de la République (Sg/Pr), avant de passer ministre de la Santé publique d’où il démissionne le 20 avril 1997. La descente aux enfers de l’ancien baron du régime de Yaoundé commence alors quelques jours après sa démission lorsque, ce dernier, déclare sa candidature à l’élection présidentielle de la même année.

Titus Edzoa avec une facilité et une célérité déconcertante, est arrêté puis incarcéré pour 15 ans au motif de détournement de deniers publics. Ayant purgé sa peine, il sera à nouveau jugé pour les mêmes faits en 2012, et condamné cette fois à 20 ans de prison. Sa mise au large depuis le 24 février 2014, il la doit à une remise de peines du président de la République. Depuis lors, Titus Edzoa qui retrouve peu à peu du goût pour la vie politique,  et la vie tout court, a, en s’offrant une carte,  formellement renouvelé son adhésion au sein du Rassemblement  démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir à Yaoundé.

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