Actualités of Saturday, 5 September 2026
Source: www.camerounweb.com
Le chiffre mesure une dépendance industrielle autant qu’un enjeu sanitaire. Produire davantage suppose du financement, de l’énergie stable et un contrôle de qualité sans compromis.
Le Cameroun compterait 19 unités de production pharmaceutique depuis 2020 et la production locale ne couvrirait qu’environ 5 pour cent des besoins de consommation. Ces données ont été rappelées après la 76e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique.
Le manque de capitaux constitue un premier obstacle. Une usine pharmaceutique exige des équipements, une alimentation électrique fiable, des intrants réguliers, des personnels qualifiés et des procédures strictes. L’importation de matières premières et la concurrence de produits finis moins chers réduisent encore les marges.
L’autonomie ne peut pourtant pas être confondue avec la multiplication de petits laboratoires insuffisamment contrôlés. Les produits doivent passer par des institutions compétentes, notamment le LANACOME et les structures de recherche concernées. Qualité, sécurité et traçabilité sont les conditions de la confiance.
La stratégie nationale devrait identifier quelques segments prioritaires, médicaments essentiels, solutions de perfusion, consommables ou traitements à forte demande. Les marchés publics peuvent offrir de la visibilité aux industriels, à condition d’exiger des normes, de payer à temps et de publier les performances